{"schema_version":"1.0","service":"Publicasta","type":"article","id":620,"slug":"brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis","title":"Une interface cerveau-ordinateur réunit parole et gestes dans une même conversation","excerpt":"Une étude menée par l’UCSF montre que des capteurs implantés peuvent décoder simultanément la parole et les gestes du haut du corps, ouvrant une communication plus riche pour certaines personnes lourdement paralysées, sans lever les principaux obstacles cliniques et techniques.","language":"fr","default_language":"en","canonical_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=fr","image":{"url":"https://publicasta.com/storage/projects/16/pages/620/2026/09/5a6d6dc1-ddcb-47b3-b78e-18e3192aa9a3.webp","alt":"Une personne utilise un concept d’interface cerveau-ordinateur pour contrôler un avatar numérique combinant parole et gestes des mains."},"publisher":{"id":16,"slug":"good_tech_news","name":"Bonnes nouvelles tech","url":"https://publicasta.com/good_tech_news"},"author":{"name":"Anton R"},"published_at":"2026-09-15T17:25:00+00:00","updated_at":"2026-09-15T17:25:00+00:00","content_markdown":"Pour une personne qui ne peut plus bouger les muscles nécessaires à la parole ou aux gestes, communiquer ne consiste pas simplement à faire apparaître des mots sur un écran. Une phrase véhicule son accent, son rythme, son accord, son hésitation, son ironie et son émotion par le mouvement autant que par le son. Un hochement de tête peut clore une question avant même que la réponse soit terminée. Une main levée peut interrompre. Un haussement d’épaules peut modifier le sens d’une réponse très courte. Les systèmes classiques de communication assistée peuvent préserver le langage tout en supprimant une grande partie de cette expression qui l’accompagne.\n\n ![Une personne utilise un concept d’interface cerveau-ordinateur pour contrôler un avatar numérique combinant parole et gestes des mains.](https://publicasta.com/storage/projects/16/pages/620/2026/09/5a6d6dc1-ddcb-47b3-b78e-18e3192aa9a3.webp)\n\n Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco, l’UCSF, constitue une avancée utile parce qu’elle traite ces signaux comme un seul problème de communication. L’équipe a utilisé un réseau d’électrocorticographie, ou ECoG, implanté pour enregistrer l’activité du cortex moteur de personnes atteintes d’une paralysie sévère. Des décodeurs fondés sur l’apprentissage automatique ont traduit les tentatives de parole et les tentatives de gestes du haut du corps en commandes destinées à un avatar numérique représentant le corps entier. Deux participants ont pu contrôler la parole et les gestes ensemble, au lieu de devoir choisir un canal à la fois.\n\n Le résultat reste une preuve de concept, et non un dispositif médical prêt à l’emploi. Le système était relié à des équipements de traitement externes, nécessitait une intervention cérébrale et a été testé dans un cadre de recherche restreint. Mais le travail s’attaque à un problème central de la communication réelle : le cerveau n’organise pas une conversation comme une suite de caractéristiques isolées. Les mots, les mouvements du visage, la posture et les gestes des mains surviennent souvent comme un acte coordonné.\n\n ## Ce que l’étude a réellement démontré\n\n L’article, publié dans *Nature Neuroscience* le 14 septembre 2026, s’intitule *Simultaneous speech and gesture decoding for multimodal communication in paralysis*. Financée par les National Institutes of Health, l’équipe a enregistré l’activité neuronale pendant que les participants tentaient de produire des phrases sélectionnées, d’effectuer des gestes familiers comme un signe de la main ou un pouce levé, et de combiner les deux. Les mouvements visés n’avaient pas besoin de produire un mouvement visible. Les signaux pertinents provenaient du cortex moteur lorsque les participants essayaient de parler ou de bouger.\n\n Le système utilisait ces signaux pour contrôler un avatar personnalisé. Celui-ci pouvait exprimer la parole décodée et les mouvements du haut du corps, donnant aux observateurs davantage qu’un flux de texte ou qu’une voix synthétique. L’étude présente ce travail comme la première démonstration d’une interface cerveau-ordinateur permettant simultanément une communication verbale et non verbale du haut du corps chez des personnes paralysées. Cette distinction compte. Des systèmes antérieurs avaient montré que la parole pouvait être décodée, tandis que d’autres travaux avaient établi que des signaux neuronaux pouvaient contrôler un curseur, un membre robotique ou certains gestes. Réunir ces canaux pose un problème différent.\n\n Les chercheurs ont constaté que l’expression simultanée ne correspondait pas simplement à l’addition de données vocales et de données gestuelles. Les configurations neuronales enregistrées pendant les tentatives combinées différaient de celles produites lorsque la parole et les gestes étaient tentés séparément. Un décodeur entraîné uniquement sur des exemples isolés ne suffisait donc pas. L’approche la plus performante comprenait des données d’entraînement dans lesquelles les participants tentaient directement le comportement combiné.\n\n Cette observation a une conséquence pratique. Si un système doit servir à converser, il doit apprendre la communication de l’utilisateur sous la forme que le système devra ensuite reproduire. Un modèle qui apprend séparément la signature neuronale d’un mot et celle d’un signe de la main peut encore échouer lorsque l’utilisateur essaie de prononcer ce mot tout en faisant le geste. L’acte combiné possède sa propre structure.\n\n L’étude apporte ainsi une correction modeste mais importante à une hypothèse fréquente en ingénierie : la communication multimodale n’est pas forcément un ensemble de canaux de sortie indépendants que l’on pourrait assembler à la fin. L’interaction entre les canaux doit peut-être être mesurée, modélisée et évaluée directement.\n\n ## Pourquoi les gestes ne sont pas décoratifs\n\n Il est facile de décrire le geste d’un avatar comme une fonction cosmétique. Pour de nombreuses personnes qui dépendent de la communication alternative et améliorée, il se rapproche davantage d’une partie du message lui-même. La conversation humaine utilise des signaux qui se chevauchent. Les locuteurs modifient le volume, le rythme, l’expression du visage et les mouvements des mains tout en formant les mots. Les auditeurs s’appuient sur ces indices pour déterminer si une phrase est sérieuse, prudente, amicale, urgente ou terminée.\n\n Les systèmes de synthèse vocale peuvent restituer le contenu littéral d’une phrase, mais ils obligent souvent l’utilisateur à construire ce contenu au moyen d’une interface plus lente. Le suivi du regard, par exemple, peut permettre de sélectionner des lettres, des mots ou des phrases préparées sans bouger les mains. C’est une option importante, mais elle peut être lente et fatigante, et elle offre généralement une gamme d’expression plus étroite que la conversation ordinaire. Les NIH décrivent la communication par suivi oculaire comme une approche courante pour certaines personnes atteintes d’une paralysie sévère, tout en soulignant ces limites.\n\n Une interface neuronale capable de décoder les tentatives de parole peut réduire la nécessité d’épeler au moyen d’un clavier commandé par le regard. L’ajout des gestes apporte un autre type de bénéfice. Il peut permettre à l’utilisateur d’indiquer le changement de tour de parole, de renforcer une affirmation, de répondre par un mouvement ou de communiquer une attitude qui devrait autrement être explicitée mot après mot. Le gain ne vient pas du fait qu’un avatar paraît futuriste. Il vient du fait que la communication peut moins dépendre de l’explication verbale de chaque détail non verbal.\n\n Cela ne signifie pas que tous les utilisateurs souhaiteront un avatar animé représentant le corps entier. Certaines personnes préféreront peut-être du texte, une voix, un affichage facial, un curseur ou un bras robotique. Les technologies de communication ne devraient pas supposer qu’une seule forme visible d’expression est souhaitable pour tout le monde. L’accomplissement pertinent est la capacité à décoder et coordonner plusieurs signaux intentionnels, en laissant à l’utilisateur et aux cliniciens le choix des sorties réellement utiles.\n\n ## Le problème technique dépasse largement la lecture d’un mot\n\n Le décodage de la parole est déjà difficile parce que parler est un acte moteur rapide. Le cerveau envoie des commandes coordonnées aux muscles de la langue, des lèvres, de la mâchoire, du larynx et du système respiratoire. En cas de paralysie, ces muscles peuvent ne plus exécuter les commandes, mais une partie de l’activité neuronale associée peut rester mesurable. Un réseau ECoG placé à la surface du cortex enregistre les signaux électriques d’une région participant à ces actions tentées. Un décodeur estime ensuite ce que la personne voulait faire.\n\n Le décodage des gestes ajoute une couche de difficulté. Le système doit distinguer les mouvements, déterminer quand un geste commence et se termine, puis le relier au bon moment de la parole. Un geste conversationnel n’est pas seulement une catégorie telle que signe de la main ou pouce levé. Son calendrier compte. Un mouvement de la main avant une phrase peut signaler une insistance ; après la phrase, il peut marquer son achèvement. Un geste effectué pendant la parole peut former une seule unité de communication.\n\n L’étude montre aussi pourquoi les données d’entraînement ne doivent pas être considérées comme un simple détail technique. Les participants ont effectué des phrases précises et des gestes courants pendant les séances d’enregistrement. Le décodeur a appris des configurations liées à cet ensemble limité de comportements. Un système destiné à la vie quotidienne devrait gérer un vocabulaire de parole beaucoup plus vaste, davantage de gestes, des niveaux de fatigue variables, des états émotionnels différents et les variations ordinaires entre les séances. Il devrait également reconnaître les moments où l’utilisateur n’essaie pas de communiquer.\n\n Les signaux cérébraux eux-mêmes ne sont pas parfaitement stables. Les enregistrements neuronaux peuvent varier selon la position des électrodes, la réaction des tissus, la vigilance, les médicaments, la fatigue et la stratégie adoptée par l’utilisateur. Même un décodeur performant peut exiger une calibration ou des corrections. Un système qui produit avec assurance un geste incorrect pourrait être plus perturbant qu’un système qui attend simplement une clarification. Une évaluation utile doit donc inclure la récupération après erreur, le contrôle par l’utilisateur et la possibilité d’annuler une sortie, pas seulement un chiffre d’exactitude mis en avant.\n\n ## Comment ce résultat s’inscrit dans les progrès récents\n\n La nouvelle étude intervient après plusieurs avancées qui font sortir les interfaces cerveau-ordinateur des seules démonstrations de laboratoire. En juillet 2026, une étude publiée dans *Nature Medicine* a rapporté près de deux ans d’utilisation indépendante, presque quotidienne, d’une interface intracorticale par un homme paralysé et atteint d’une dysarthrie sévère causée par la sclérose latérale amyotrophique. Le participant a utilisé le système à domicile pendant plus de 3 800 heures, communiqué 183 060 phrases et atteint une moyenne de 56 mots par minute dans son usage personnel. Le système permettait également de contrôler un curseur et donc d’utiliser un ordinateur.\n\n Ce résultat répondait à une question qui préoccupe le domaine : un système implanté peut-il continuer à fournir une communication utile en dehors d’une session de recherche ? L’étude de l’UCSF pose une autre question : la communication peut-elle inclure simultanément une expression verbale et non verbale ? Ces deux lignes de recherche suggèrent ensemble que le progrès ne se mesure pas à une seule course vers un dispositif parfait transformant directement la pensée en parole. Les obstacles sont distincts : vitesse, stabilité, fonctionnement à domicile, richesse expressive, calibration, sécurité et autonomie de l’utilisateur.\n\n Des travaux antérieurs avaient aussi montré un décodage rapide de la parole et une synthèse audio directe pour des personnes incapables de parler en raison d’une paralysie. Un résumé des NIH publié en 2025 au sujet de travaux de l’UCSF décrivait un système traduisant les tentatives de parole en mots audibles en moins d’un quart de seconde chez un participant paralysé depuis longtemps après un accident vasculaire cérébral. D’autres recherches ont étudié des caractéristiques expressives comme le volume et le mode d’élocution. L’étude plus récente sur les gestes prolonge cette trajectoire : elle passe du son de la parole à l’organisation motrice plus large de la communication.\n\n Cette comparaison aide aussi à remettre l’annonce à sa juste place. Un système peut être très impressionnant dans une expérience contrôlée tout en restant à plusieurs années d’une disponibilité clinique courante. L’étude d’utilisation à domicile concernait un participant et un système implanté particulier. L’étude sur la parole et les gestes simultanés portait sur un petit nombre de participants et sur un ensemble déterminé de phrases et de mouvements. Aucun de ces résultats ne montre qu’une interface cerveau-ordinateur polyvalente est prête à être prescrite à grande échelle.\n\n ## La principale limite est l’échelle\n\n Le résultat central de l’étude a été obtenu chez trois participants, dont deux ont réussi à contrôler un avatar représentant le corps entier. C’est suffisant pour montrer une faisabilité, mais pas pour établir les performances dans la population diverse qui pourrait en bénéficier. La paralysie peut résulter de la SLA, d’un accident vasculaire du tronc cérébral, d’une lésion de la moelle épinière et d’autres pathologies. L’emplacement et l’étendue des lésions, l’activité restante du cortex moteur, les capacités cognitives, la fatigue et les préférences de communication varieront selon les personnes.\n\n Un décodeur est souvent personnalisé parce que les signaux neuronaux diffèrent fortement d’une personne à l’autre. La personnalisation peut améliorer les performances, mais elle rend aussi le système plus difficile à fabriquer, à calibrer et à prendre en charge. Un déploiement clinique nécessiterait un parcours fiable allant de l’implantation à l’entraînement, à l’utilisation quotidienne, à la maintenance et au remplacement ou à la révision éventuels. Ce parcours devrait fonctionner pour des utilisateurs qui ne disposent pas d’une grande équipe de recherche à proximité.\n\n La sortie est également un avatar, et non un mouvement biologique restauré. Ce n’est pas une critique ; c’est une description honnête de ce que la technologie fait actuellement. L’interface traduit l’activité neuronale en commandes numériques. Elle ne répare pas les voies de la moelle épinière, ne restaure pas le larynx et ne rend pas le contrôle volontaire de leurs membres aux utilisateurs. Un corps numérique peut être précieux, mais il impose des choix sur l’apparence, la voix, le rythme et la représentation. Ces choix devraient être contrôlés par l’utilisateur plutôt que fixés silencieusement par une équipe logicielle.\n\n Le dispositif actuel était relié à des unités de traitement externes. Les câbles sont gérables dans une expérience, mais peu pratiques et potentiellement contraignants au quotidien. Les chercheurs ont indiqué vouloir tester une version sans fil entièrement implantable. Cette prochaine étape sera importante, car un système sans fil introduit ses propres exigences en matière d’alimentation, de chaleur, de fiabilité, de cybersécurité, de transmission des données et de maintenance sûre. Elle doit être considérée comme une nouvelle étape d’ingénierie, et non comme la preuve que les difficultés sont déjà résolues.\n\n ## La précision n’est qu’une partie de la qualité de communication\n\n Les chercheurs publient souvent des taux d’erreur sur les mots, des exactitudes de classification ou des vitesses de communication parce que ces mesures sont reproductibles. Elles sont utiles, mais elles ne décrivent pas toute l’expérience vécue avec une prothèse de communication. Un appareil peut décoder correctement beaucoup de mots et rester frustrant s’il interrompt l’utilisateur, échoue lorsque celui-ci est fatigué, ne sait pas signaler son incertitude ou rend les corrections difficiles. À l’inverse, un appareil plus lent peut être préférable s’il offre davantage de contrôle et produit moins de sorties indésirables.\n\n Pour un système multimodal, l’évaluation doit poser d’autres questions. L’utilisateur peut-il choisir d’envoyer ou non un geste ? Peut-il supprimer un mouvement sans supprimer la parole ? Peut-il corriger une phrase puis la rejouer avec l’accent voulu ? L’avatar effectue-t-il le geste au bon moment ? Les interlocuteurs savent-ils quand le système est incertain ? Que se passe-t-il lorsque l’utilisateur tente un mouvement qui ne figure pas dans le vocabulaire du décodeur ?\n\n Ces questions ne relèvent pas seulement du raffinement de l’interface. Elles touchent à la sécurité, au consentement et à l’indépendance. Un système neuronal ne devrait pas transformer une intention devinée en action irréversible. Pour la communication, le risque peut être social plutôt que physique : un geste incorrect peut déformer l’attitude ou le sens de l’utilisateur. La conception la plus sûre pourrait parfois afficher une commande en attente et laisser l’utilisateur la confirmer. Cela ajouterait un délai, mais pourrait aussi protéger la maîtrise du message.\n\n La vie privée exige une attention comparable. Une interface de communication ne lit pas toutes les pensées, et l’étude ne démontre pas une lecture libre de l’esprit. Elle enregistre l’activité neuronale lorsque le participant tente des phrases et des gestes définis. Malgré cela, ces données sont intimes, et la frontière entre la sortie intentionnelle et l’activité neuronale de fond doit être traitée avec prudence. Les utilisateurs doivent garder un contrôle clair sur le début des enregistrements, les données conservées, les personnes qui peuvent y accéder et l’éventuelle utilisation des données pour entraîner de futurs modèles.\n\n ## Pourquoi la bonne nouvelle est concrète, et non magique\n\n La partie la plus encourageante du résultat n’est pas l’idée que la technologie aurait vaincu la paralysie. C’est la preuve que les chercheurs mesurent un aspect réel de la communication que les systèmes plus simples ont tendance à éliminer. Au lieu de considérer les mots comme le message entier et les gestes comme une décoration facultative, l’équipe a testé ce qui se produit lorsque les deux sont tentés ensemble. Le constat selon lequel l’expression combinée possède sa propre signature neuronale fournit une cible concrète aux concepteurs futurs.\n\n Ce type de progrès peut s’accumuler. Une meilleure compréhension des signaux neuronaux combinés peut guider l’entraînement des décodeurs. De meilleurs décodeurs peuvent soutenir des interfaces plus naturelles. Des interfaces plus naturelles peuvent révéler les formes de retour que les utilisateurs jugent réellement utiles. Des études prolongées à domicile peuvent faire apparaître des problèmes invisibles pendant une courte session de laboratoire. Ces enseignements pourront ensuite guider des essais cliniques plus sûrs et du matériel plus durable.\n\n Les bénéficiaires potentiels sont les personnes qui conservent l’intention de communiquer mais ont perdu le contrôle fiable de la parole, des mains ou d’autres mouvements visibles. La technologie pourrait un jour aider certaines personnes atteintes de SLA, d’un accident vasculaire du tronc cérébral ou de pathologies apparentées, mais l’éligibilité ne peut pas être déduite d’un communiqué. L’implantation est invasive, et l’équilibre entre le risque chirurgical, le bénéfice potentiel, la charge d’entraînement et les solutions disponibles sera différent pour chaque personne.\n\n Pour l’instant, la conclusion responsable est plus étroite. Une équipe dirigée par l’UCSF a montré qu’une interface cerveau-ordinateur implantée pouvait décoder la parole tentée et les gestes du haut du corps comme une communication simultanée et coordonnée chez un petit groupe de personnes paralysées. Le travail fait progresser l’expression enrichie et fournit des éléments montrant que le décodage multimodal doit être entraîné comme un comportement multimodal. Il ne fournit pas encore un remplacement prêt à l’emploi de la parole, un traitement de la paralysie ou une méthode de communication universelle.\n\n C’est précisément cette combinaison de promesse et de retenue qui donne à ce résultat sa valeur dans l’actualité technologique. L’amélioration est mesurable : une même interaction peut représenter davantage que des mots. Les incertitudes restantes sont tout aussi visibles : études de petite taille, matériel invasif, câbles, personnalisation, calibration et long chemin vers une utilisation clinique indépendante. Le progrès est le plus utile lorsque les deux moitiés de cette phrase restent intactes.\n\n ## Sources\n\n - [Neuroprosthesis for paralysis enables simultaneous speech and body language](https://www.nih.gov/news-events/news-releases/neuroprosthesis-paralysis-enables-simultaneous-speech-body-language), National Institutes of Health, 14 septembre 2026.\n- [Simultaneous speech and gesture decoding for multimodal communication in paralysis](https://www.nature.com/articles/s41593-026-02446-2), *Nature Neuroscience*, 14 septembre 2026.\n- [Long-term independent use of an intracortical brain-computer interface for speech and cursor control](https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42297978/), PubMed, National Library of Medicine, 15 juin 2026.\n- [Brain-computer interface restores natural speech after paralysis](https://www.nih.gov/news-events/nih-research-matters/brain-computer-interface-restores-natural-speech-after-paralysis), National Institutes of Health, 29 avril 2025.\n- [The speech neuroprosthesis](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC11540306/), *Nature Reviews Neuroscience* via PubMed Central.","available_translations":[{"language":"ar","title":"واجهة دماغية حاسوبية تعيد الكلام والإيماءات إلى المحادثة نفسها","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=ar","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=ar","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=ar","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=ar"},{"language":"de","title":"Eine Gehirn-Computer-Schnittstelle bringt Sprache und Gesten in dasselbe Gespräch zurück","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=de","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=de","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=de","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=de"},{"language":"en","title":"A brain-computer interface brings speech and gesture back into the same conversation","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=en","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=en","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=en","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=en"},{"language":"es","title":"Una interfaz cerebro-computadora devuelve el habla y los gestos a una misma conversación","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=es","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=es","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=es","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=es"},{"language":"fr","title":"Une interface cerveau-ordinateur réunit parole et gestes dans une même conversation","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=fr","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=fr","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=fr","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=fr"},{"language":"pl","title":"Interfejs mózg–komputer przywraca mowę i gesty we wspólnej rozmowie","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=pl","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=pl","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=pl","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=pl"},{"language":"ru","title":"Интерфейс мозг—компьютер возвращает речь и жесты в один разговор","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=ru","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=ru","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=ru","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=ru"},{"language":"zh","title":"脑机接口让语言与手势重新进入同一场对话","html_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=zh","markdown_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=zh","json_url":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=zh","api_url":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=zh"}],"_links":{"self":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=fr","api":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=fr","html":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=fr","canonical":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis?lang=fr","markdown":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.md?lang=fr","json":"https://publicasta.com/good_tech_news/brain_computer_interface_speech_gesture_communication_paralysis.json?lang=fr","channel":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news","channel_articles":"https://publicasta.com/api/public/v1/channels/good_tech_news/articles","search":"https://publicasta.com/api/public/v1/search","documentation":"https://publicasta.com/api-docs#reading-publicasta","openapi":"https://publicasta.com/api-docs/openapi.json","llms":"https://publicasta.com/llms.txt"}}