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# Réduire le temps d’écran récréatif rend-il les enfants plus actifs ? Ce que révèle un essai danois

> Un essai randomisé danois a observé davantage de mouvements chez des enfants dont les familles avaient fortement réduit les écrans récréatifs pendant deux semaines. Le résultat est réel, mais il ne justifie ni interdiction générale ni durée quotidienne magique.

Un titre de santé viral peut donner d’une étude une image beaucoup plus simple qu’elle ne l’est : retirez le téléphone et la tablette d’un enfant, et près d’une heure de mouvement apparaît. C’est assez proche de ce qu’a observé un essai randomisé danois. Mais cela ne revient pas à démontrer que tous les enfants ont besoin d’une interdiction stricte des écrans, que les écrans sont intrinsèquement nocifs ou qu’une expérience de deux semaines permet de prévoir la santé à long terme.

 ![Deux enfants jouent activement dans un salon scandinave lumineux sous le regard d’un adulte, tandis qu’une tablette et un smartphone sont posés sur une table.](https://publicasta.com/storage/projects/38/pages/878/2026/10/797bd067-a969-4956-b6a7-5a20ed28a701.webp)

 Cette étude mérite qu’on y revienne parce qu’elle teste une question que les parents posent souvent de manière très concrète : si l’usage récréatif des écrans diminue, le temps ainsi libéré est-il consacré à l’activité physique, ou devient-il simplement une autre forme d’immobilité ? Dans ce groupe précis, les enfants ont consacré davantage de leur temps libre au mouvement. L’ampleur du changement est notable. Le protocole, la population étudiée et la brièveté du suivi le sont tout autant.

 La conclusion fondée sur les données doit donc rester conditionnelle : réduire les médias sur écran utilisés pour les loisirs peut créer de la place pour davantage d’activité physique, au moins pendant une courte période dans des familles prêtes à modifier fortement les habitudes de tout le foyer. L’essai n’établit ni un chiffre universel de temps d’écran, ni un traitement des problèmes de comportement ou de poids, ni une règle à appliquer sans tenir compte de l’âge, des besoins, de la scolarité, du handicap, des relations et de la situation familiale de l’enfant.

 ## Ce que l’étude a réellement testé

 La recherche était un essai clinique randomisé en grappes appelé essai SCREENS, publié dans JAMA Pediatrics. Les chercheurs ont recruté 89 familles dans 10 municipalités danoises. Au total, ces familles comprenaient 181 enfants et 164 adultes. Les enfants étaient pour la plupart d’âge scolaire, avec un âge moyen d’environ neuf ans dans le groupe témoin et de 8,6 ans dans le groupe d’intervention. L’échantillon ne représentait pas une coupe aléatoire de l’ensemble des enfants : dans les foyers participants, l’usage récréatif des écrans dépassait déjà le 40e percentile de la population de référence, et le parent répondant devait travailler ou étudier à temps plein.

 Les familles ont été réparties entre des groupes au lieu d’être simplement observées. Quarante-cinq familles ont participé à une intervention dans laquelle chaque personne devait réduire l’usage récréatif des médias sur écran à trois heures par semaine au maximum pendant deux semaines. Les smartphones et les tablettes ont été remis à l’équipe de recherche pour être conservés, tandis qu’un accès limité aux communications nécessaires restait autorisé selon le protocole. Quarante-quatre familles ont conservé leurs habitudes et ont servi de groupe de comparaison.

 Cette distinction est importante. Une étude observationnelle pourrait constater que les enfants qui utilisent moins les écrans sont plus actifs, mais elle ne permettrait pas facilement de déterminer si l’usage des écrans a causé cette différence. Les enfants actifs peuvent simplement choisir moins souvent les écrans, ou les familles disposant de davantage d’espace extérieur, de temps et de soutien peuvent à la fois bouger davantage et utiliser moins les écrans. La répartition aléatoire aide à séparer l’intervention de ces différences de départ, même si elle ne supprime pas toutes les limites.

 Les chercheurs ont mesuré les mouvements avec des accéléromètres portés à la cuisse et à la taille, plutôt que de s’appuyer uniquement sur l’estimation de l’enfant concernant son activité. Ils ont également mesuré le sommeil au moyen d’un appareil d’électroencéphalographie à un seul canal. Le résultat principal était l’activité non sédentaire pendant les loisirs : le temps passé à faire autre chose qu’être assis ou allongé durant les heures récréatives.

 L’essai était volontairement exigeant. Il ne s’agissait pas d’un simple rappel invitant à poser les appareils pendant le dîner. L’intervention a modifié les habitudes médiatiques de tout le foyer, ce qui la rend utile pour tester si une forte réduction peut changer ce que les enfants font ensuite. Cela rend aussi le résultat difficile à traduire directement en règle familiale ordinaire.

 ## Le chiffre qui fait les gros titres — et ce qu’il signifie

 Parmi les enfants disposant de données complètes pour le résultat principal, le groupe d’intervention a augmenté son temps de loisirs consacré à une activité non sédentaire de 44,8 minutes par jour en moyenne. Le groupe témoin a changé d’environ une minute par jour. Dans l’analyse en intention de traiter, la différence entre les groupes était de 45,8 minutes par jour, avec un intervalle de confiance à 95 % allant de 27,9 à 63,6 minutes.

 Il s’agit d’une différence importante, pas d’un effet dû à l’arrondi. Les chercheurs ont également rapporté une hausse de l’activité physique d’intensité modérée à élevée, mais elle était nettement inférieure à l’augmentation totale du temps non sédentaire : environ 8,8 minutes par jour dans une analyse post hoc. Autrement dit, la majeure partie du temps supplémentaire n’était pas nécessairement consacrée à un sport intense. Elle pouvait correspondre à de la marche, à la station debout, à des jeux calmes ou à d’autres mouvements ne franchissant pas le seuil de l’activité modérée à élevée.

 Les changements observés le week-end étaient plus importants que ceux des jours de semaine. C’est plausible : les week-ends offrent davantage de temps libre, et les écrans de divertissement peuvent concurrencer directement le jeu dehors, les courses ou les activités familiales. Cela incite aussi à ne pas transformer le résultat en affirmation selon laquelle retirer les écrans produirait près d’une heure d’exercice chaque jour chez tous les enfants.

 L’étude n’a pas montré d’amélioration significative des mesures objectives du sommeil chez les enfants. C’est un point important, car les discussions sur le temps d’écran regroupent souvent plusieurs résultats. Une diminution de l’usage des écrans peut modifier l’activité sans modifier le sommeil dans le cadre d’une expérience brève. Un résultat concernant le mouvement ne peut pas servir de preuve d’un meilleur sommeil, d’un poids plus faible, d’une meilleure attention ou d’une amélioration de la santé mentale si ces résultats n’ont pas été mesurés séparément et confirmés.

 ## Pourquoi la randomisation renforce le résultat

 La partie la plus solide de l’argument repose sur la comparaison de base de l’essai. Les familles ont été réparties dans les deux groupes et le résultat principal a été mesuré objectivement. Les chercheurs ont aussi signalé une bonne adhésion au protocole : 83 enfants, soit 97 % des enfants du groupe d’intervention, ont respecté le seuil de réduction des écrans prévu. Un changement très important que les participants suivent effectivement permet de voir si le comportement peut évoluer lorsque l’environnement change.

 L’essai a par ailleurs utilisé la famille comme unité d’intervention. Les enfants ne contrôlent pas seuls tous leurs accès aux médias, et les habitudes des parents influencent ce qui est disponible à la maison. En demandant aux adultes de participer, l’étude n’a pas fait porter toute la responsabilité sur les enfants. C’est peut-être l’une des raisons pour lesquelles l’intervention était réalisable pour les familles sélectionnées.

 La randomisation ne rend toutefois pas une étude universelle. L’essai n’a duré que deux semaines. Les enfants et les parents savaient à quel groupe ils appartenaient. Les familles disposées à confier leurs appareils pendant une courte période de recherche peuvent différer de celles pour qui un tel arrangement serait impossible ou indésirable. L’étude s’est déroulée au Danemark et presque tous les enfants participants étaient d’origine danoise. Les résultats pourraient être différents selon le logement, la météo, les horaires scolaires, les transports, la sécurité du quartier et l’accès aux parcs.

 Il existe aussi une question de mesure. Les accéléromètres sont utiles pour quantifier les mouvements, mais ils ne peuvent pas expliquer de quelle activité il s’agissait, si elle était agréable, ni si elle s’est poursuivie après la restitution des appareils. Un effet de nouveauté de courte durée peut modifier temporairement le comportement. L’étude soutient l’existence d’un effet causal à court terme de l’intervention ; elle ne démontre pas une transformation durable du mode de vie.

 ## Le « temps d’écran » recouvre-t-il une seule réalité ?

 Non. L’essai portait sur les médias sur écran utilisés pour les loisirs, notamment la télévision, les tablettes, les smartphones et les ordinateurs. Il ne testait pas les devoirs scolaires, les technologies d’accessibilité, la télésanté, les appels vidéo avec des proches, la création numérique ni chaque forme de média interactif prise séparément.

 Deux heures de jeu coopératif avec des amis, une vidéo utilisée pour un projet scolaire, un appel vidéo avec un grand-parent et un défilement solitaire guidé par un algorithme peuvent toutes apparaître comme des minutes d’écran, tout en répondant à des objectifs différents. Elles peuvent aussi remplacer des activités différentes. Un chiffre strict de durée totale risque de masquer la question la plus importante : par quoi l’écran est-il remplacé, et que risque-t-il d’empêcher ?

 L’essai a volontairement créé une situation de très faible usage pour tester le mécanisme. Il ne nous dit pas si réduire d’une heure, modifier le moment de la journée, retirer les écrans des chambres ou remplacer le visionnage passif par un usage créatif partagé produirait le même résultat. Il s’agit d’interventions différentes.

 C’est à ce moment que la version virale de la découverte devient trompeuse. « Une réduction de deux semaines, menée à l’échelle du foyer, des écrans récréatifs a augmenté le temps de loisirs objectivement mesuré que des enfants danois sélectionnés ont consacré à une activité non sédentaire » est exact, mais peu maniable. « Retirez les écrans et les enfants font une heure d’exercice » est mémorable, mais trop général.

 ## Qu’en est-il du comportement et de la santé mentale ?

 Une analyse ultérieure du même essai randomisé a examiné les difficultés comportementales et le comportement prosocial. Elle a fait état d’une amélioration statistiquement significative du score total de difficultés dans le groupe ayant réduit les écrans, les écarts les plus importants concernant les symptômes intériorisés et le comportement prosocial. Ce contexte est pertinent, mais il s’agit toujours d’une analyse secondaire de la même intervention brève, et non d’une preuve indépendante que la restriction des écrans traite l’anxiété, la dépression, les problèmes d’attention ou d’autres troubles.

 Les mesures reposaient sur des questionnaires et les adultes savaient quelle intervention ils avaient reçue. Cela peut influencer les évaluations, même lorsque l’étude est rigoureusement conçue. Une petite variation moyenne dans un groupe ne permet pas non plus de prévoir ce qui arrivera à un enfant particulier. Les moyennes issues de la recherche servent à évaluer des effets au niveau d’une population ; elles ne constituent pas une évaluation personnelle.

 Pour les mêmes raisons, il ne faut pas utiliser cet essai pour écarter la détresse d’un enfant, ses problèmes de sommeil, ses difficultés de concentration ou un changement de comportement en les attribuant simplement à « trop de temps d’écran ». Ces symptômes peuvent avoir de nombreuses causes. Un enfant présentant des changements persistants ou préoccupants mérite l’attention d’un professionnel de santé compétent, en particulier en présence d’une maladie, d’une question développementale, d’un problème de médicament ou d’effets importants sur la vie quotidienne.

 ## Comment situer cette découverte par rapport aux recommandations générales

 Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé pour les enfants et les adolescents de 5 à 17 ans insistent sur une activité physique régulière et sur la réduction du temps sédentaire, tout en rappelant que les comportements sédentaires ne sont qu’une partie d’une journée de 24 heures qui comprend aussi le sommeil. Il s’agit de viser un équilibre sain, pas de respecter un seuil magique unique qui permettrait de décider si un enfant va bien.

 L’OMS définit largement l’activité physique : le jeu, le sport, les déplacements actifs, l’éducation physique et les activités domestiques peuvent tous compter. Cette définition est importante pour interpréter le résultat danois. Le temps supplémentaire sans sédentarité n’avait pas besoin de prendre la forme d’un exercice organisé pour être pertinent. Il pouvait provenir de mouvements ordinaires qui ont pris la place des médias récréatifs.

 L’American Academy of Pediatrics présente elle aussi l’usage des médias à partir d’un plan familial plutôt qu’au moyen d’une règle identique pour tous les enfants plus âgés et les adolescents. Ses recommandations actuelles invitent les familles à tenir compte de l’âge et du développement de l’enfant, du contenu et de la fonction des médias, du sommeil, de l’activité physique, des responsabilités scolaires, des relations et des propres habitudes des adultes. Elles suggèrent également des zones ou des moments sans écran et une révision du plan lorsque les circonstances évoluent.

 Ces cadres sont compatibles avec l’essai sans être imposés par lui. L’étude apporte un soutien expérimental à l’idée que l’usage récréatif des écrans peut prendre la place du mouvement. Elle ne remplace pas le jugement individualisé sur la fonction des médias pour un enfant ni sur ce qu’une famille peut réellement modifier.

 ## Une meilleure façon de lire le résultat

 Une lecture utile des données comporte quatre éléments.

 D’abord, l’affirmation repose sur une véritable base expérimentale. Dans cet essai, une forte réduction des médias récréatifs sur écran a été suivie d’une augmentation de l’activité de loisirs objectivement mesurée et non sédentaire chez les enfants. L’écart était d’environ 46 minutes par jour par rapport au groupe témoin.

 Ensuite, l’ampleur de l’intervention compte. Le protocole a réduit l’usage à trois heures par semaine, et non à trois heures par jour. Les appareils ont été retirés de la routine familiale habituelle et les adultes ont participé. L’étude teste donc les conséquences d’un changement environnemental marqué, pas celles d’un rappel occasionnel.

 Troisièmement, le résultat mesuré compte. Le résultat le plus net était une augmentation du mouvement, surtout d’une activité d’intensité faible à modérée. L’essai n’a pas démontré que les enfants avaient amélioré leur condition physique, perdu du poids, mieux dormi ou obtenu des bénéfices durables pour leur santé mentale. Il n’a pas non plus montré que l’activité supplémentaire provenait d’un remplacement privilégié, comme le sport ou le jeu extérieur.

 Enfin, la durée d’observation compte. Deux semaines peuvent montrer que le comportement est flexible. Elles ne permettent pas de savoir si l’effet dure des mois, comment les familles s’adaptent lorsqu’une règle devient habituelle, ni si une démarche moins intense fonctionnerait presque aussi bien.

 En résumé : **les données soutiennent un effet à court terme sur l’activité dans le cadre d’une intervention familiale exigeante ; elles ne justifient ni une interdiction générale ni une prescription fixe du temps d’écran.**

 ## Ce que les données ne peuvent pas dire à un parent

 L’essai ne peut pas indiquer exactement combien de minutes de médias récréatifs conviennent à un enfant donné. Il ne permet pas de décider si un enfant doit perdre l’accès à un appareil, à une application ou à un jeu précis. Il ne démontre pas que supprimer les médias est préférable à modifier leur contenu, leur horaire ou leur contexte social. Il ne permet pas de prévoir si un enfant en situation de handicap, atteint d’une maladie chronique, présentant une différence neurodéveloppementale ou vivant selon un emploi du temps familial inhabituel réagirait de la même façon.

 Il ne règle pas non plus toutes les discussions sur les médias numériques. Les écrans peuvent favoriser l’apprentissage, la communication, la créativité et le lien avec les autres. Dans le même temps, ils peuvent empiéter sur le sommeil, le mouvement, les repas, les échanges en face à face ou les devoirs lorsqu’il devient difficile de s’arrêter. La question de santé n’est donc pas simplement de savoir si un écran était présent ; elle consiste à comprendre comment son usage s’insère dans le reste de la journée.

 La littérature scientifique présente une autre limite, plus générale : de nombreuses études sur le temps d’écran sont observationnelles, utilisent une exposition déclarée par les participants, regroupent des âges et des appareils différents et mesurent des résultats variés. Les essais randomisés sont particulièrement utiles, mais ils sont moins nombreux et souvent courts. Une conclusion responsable doit rester proportionnée aux données au lieu de transformer un essai solide en théorie complète de l’enfance.

 ## Comment éviter de transformer une étude en règle familiale

 Pour comprendre cette découverte, le point de départ le plus défendable consiste à examiner les compromis plutôt qu’à chercher le chiffre parfait. Demandez-vous ce que l’usage récréatif des écrans remplace dans la journée de l’enfant. S’il écarte régulièrement le sommeil, le jeu actif, les moments avec les amis, les repas ou les responsabilités scolaires, ce schéma est plus instructif qu’un seuil viral isolé de son contexte.

 Il est également raisonnable d’évaluer l’ensemble du foyer. L’essai danois a modifié les habitudes des adultes autant que celles des enfants. Une règle destinée uniquement à l’enfant peut être plus difficile à suivre lorsque tout le monde fait défiler des contenus à proximité. L’approche du plan familial de l’AAP tient compte de cette réalité : les adultes donnent l’exemple et les limites sont plus faciles à respecter lorsqu’elles ont un objectif compréhensible.

 Le remplacement compte aussi. Retirer un appareil ne crée pas automatiquement un endroit où jouer en sécurité, un ami à retrouver, un adulte pour encadrer une activité ou de l’énergie après une longue journée d’école. L’essai a mesuré ce qui s’est passé dans des familles capables de mettre le changement en œuvre ; il ne prouve pas que la privation seule produit une solution saine. Le contexte dans lequel le changement intervient fait partie de l’intervention.

 Enfin, une étude n’est pas un diagnostic. Si un enfant rencontre durablement des problèmes d’humeur, de sommeil, d’alimentation, des douleurs, des difficultés de développement, de fonctionnement scolaire ou de comportement, il n’est pas prudent de les attribuer à l’usage des écrans à partir d’un titre. Un clinicien peut tenir compte de l’histoire et des circonstances de l’enfant d’une manière qu’une étude de population ne permet pas.

 ## En bref

 L’attention récente portée à l’essai danois repose sur une découverte réelle : chez 181 enfants issus de 89 familles, une réduction de deux semaines, menée à l’échelle du foyer, des médias récréatifs sur écran a été associée à environ 46 minutes supplémentaires d’activité de loisirs non sédentaire par jour par rapport aux habitudes habituelles. Les mesures étaient plus solides qu’une simple déclaration des participants, et la randomisation rend l’interprétation causale plus crédible.

 Les limites sont tout aussi importantes. L’intervention était intense, brève et menée auprès d’un échantillon danois sélectionné. La majeure partie du mouvement supplémentaire n’était pas nécessairement un exercice vigoureux. Le sommeil ne s’est pas amélioré dans les mesures objectives, et l’essai n’établit ni des effets à long terme, ni une limite universelle du temps d’écran, ni un traitement des problèmes de santé ou de comportement.

 La formulation virale la plus juste est donc **partiellement vraie, mais facile à exagérer**. Réduire les écrans récréatifs peut libérer du temps pour bouger. Que cela se produise, dans quelle mesure et pendant combien de temps dépend de l’enfant, de la famille et de ce qui remplace l’écran.

 ## Sources

 - *Effects of Limiting Recreational Screen Media Use on Physical Activity and Sleep in Families With Children: A Cluster Randomized Clinical Trial*, JAMA Pediatrics.
- *Screen Media Use and Mental Health of Children and Adolescents: A Secondary Analysis of a Randomized Clinical Trial*, JAMA Network Open.
- *WHO Guidelines on Physical Activity and Sedentary Behaviour*, Organisation mondiale de la santé.
- *Analysis of Physical Activity Interventions Related to Screen Time in Children and Adolescents: A Systematic Review of Randomized Clinical Trials*, PubMed.
- *How to Make a Family Media Plan*, American Academy of Pediatrics.

 Cet article est fourni à titre d’information générale et ne remplace pas une consultation médicale professionnelle. Toute inquiétude personnelle concernant la santé, le développement, le comportement, le sommeil ou les médicaments d’un enfant doit être discutée avec un clinicien qualifié.
