---
service: "Publicasta"
schema_version: "1.0"
article_id: 603
title: "La lucilie bouchère du Nouveau Monde et les animaux de compagnie : vérifications après les sorties et moment d’appeler le vétérinaire"
language: "fr"
default_language: "en"
canonical_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=fr"
json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=fr"
api_url: "https://publicasta.com/api/public/v1/channels/pet_life/articles/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=fr"
channel_url: "https://publicasta.com/api/public/v1/channels/pet_life"
channel_articles: "https://publicasta.com/api/public/v1/channels/pet_life/articles"
search_url: "https://publicasta.com/api/public/v1/search"
documentation_url: "https://publicasta.com/api-docs#reading-publicasta"
openapi_url: "https://publicasta.com/api-docs/openapi.json"
published_at: "2026-09-13T15:57:19+00:00"
updated_at: "2026-09-13T15:57:19+00:00"
translations:
  - language: "ar"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=ar"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=ar"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=ar"
  - language: "de"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=de"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=de"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=de"
  - language: "en"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=en"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=en"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=en"
  - language: "es"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=es"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=es"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=es"
  - language: "fr"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=fr"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=fr"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=fr"
  - language: "pl"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=pl"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=pl"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=pl"
  - language: "ru"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=ru"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=ru"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=ru"
  - language: "zh"
    html_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance?lang=zh"
    markdown_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.md?lang=zh"
    json_url: "https://publicasta.com/pet_life/new_world_screwworm_pet_wound_checks_travel_guidance.json?lang=zh"
---

# La lucilie bouchère du Nouveau Monde et les animaux de compagnie : vérifications après les sorties et moment d’appeler le vétérinaire

> La lucilie bouchère du Nouveau Monde concerne surtout la santé animale dans certaines régions. Pour les propriétaires, l’essentiel est de surveiller les plaies, de tenir compte des voyages, d’éviter les traitements improvisés et de savoir quand demander un avis vétérinaire.

Les informations sur la lucilie bouchère du Nouveau Monde ont quitté les pages consacrées à l’élevage pour entrer dans les conversations ordinaires entre propriétaires d’animaux. Ce déplacement est compréhensible : cette mouche peut toucher les chiens et les chats, mais aussi les bovins, la faune sauvage et, plus rarement, les humains. Le message pratique est toutefois plus nuancé que ne le laissent entendre certains titres circulant sur les réseaux sociaux. La plupart des animaux de compagnie aux États-Unis restent peu exposés, car le risque dépend fortement du lieu, des déplacements récents et de la présence d’une plaie ouverte.

 ![Un propriétaire examine doucement le pelage d’un chien calme à l’extérieur pour repérer une éventuelle plaie cachée.](https://publicasta.com/storage/projects/39/pages/603/2026/09/cfaec3eb-a318-4b0e-9809-ea25fbaa3e9e.webp)

 La bonne réaction n’est pas d’annuler chaque promenade ni d’acheter au hasard un antiparasitaire. Il vaut mieux intégrer l’examen des plaies aux soins après une sortie, prendre au sérieux les recommandations liées aux voyages et appeler rapidement un vétérinaire si une blessure évolue de façon inhabituelle. Cette affection ne doit pas être diagnostiquée ni traitée à domicile.

 ## Pourquoi cette alerte apparaît maintenant

 La lucilie bouchère du Nouveau Monde est le nom courant de la mouche *Cochliomyia hominivorax*. La femelle pond ses œufs dans une plaie ouverte ou à proximité, ainsi que dans certaines ouvertures corporelles d’un animal à sang chaud. Les larves qui éclosent ne se contentent pas de consommer des débris morts, comme le font principalement de nombreuses larves de mouches familières. Elles s’enfoncent dans les tissus vivants, ce qui peut entraîner une plaie progressivement grave. L’infestation est appelée myiase.

 Les États-Unis ont réagi à une nouvelle propagation en Amérique du Nord et en Amérique centrale. Les Centers for Disease Control and Prevention indiquent que le risque actuel pour les humains et les animaux aux États-Unis est très faible, tout en précisant que le premier cas animal de l’épisode actuel a été confirmé par l’USDA le 3 juin 2026. Le résumé de situation des CDC ne signale aucune infestation humaine contractée localement aux États-Unis. Ces deux informations vont ensemble : le sujet est assez important pour être suivi par les autorités de santé publique, mais cela ne signifie pas que chaque chien ou chaque chat est en danger immédiat.

 L’Animal and Plant Health Inspection Service de l’USDA tient à jour un tableau des détections. Sa page d’état a été modifiée le 1er septembre 2026 et explique qu’un cas peut être réévalué ultérieurement puis marqué comme inactif lorsque les autorités vérifient l’absence de nouvelles plaies ou de nouvelles larves. Cette précision compte, car une carte d’épidémie est un outil de surveillance évolutif, pas une étiquette permanente apposée sur chaque ville ou chaque État. Les propriétaires devraient consulter les mises à jour officielles locales et fédérales s’ils vivent près d’une zone touchée, prévoient de franchir une frontière ou ont récemment voyagé avec leur animal.

 Les premiers cas confirmés aux États-Unis dans cet épisode comprenaient des animaux d’élevage et un chien au Texas, selon une [annonce de l’USDA APHIS](https://www.aphis.usda.gov/news/agency-announcements/usda-confirms-two-additional-cases-new-world-screwworm). L’agence décrit ce parasite comme une menace pour le bétail, les animaux de compagnie, la faune sauvage et, dans de rares cas, les humains. La formulation est importante : les animaux de compagnie font partie des hôtes possibles, mais la probabilité n’est pas la même pour tous les animaux ni dans tous les lieux.

 ## Quels animaux méritent une attention accrue

 Le lieu est le premier filtre. Le risque concerne davantage les animaux qui se trouvent dans une zone où des détections ont été confirmées ou qui viennent de la visiter, les animaux qui franchissent la frontière entre les États-Unis et le Mexique, ainsi que ceux qui reviennent de pays où la lucilie bouchère du Nouveau Monde est implantée ou fait l’objet de signalements actifs. Un chat vivant exclusivement à l’intérieur, qui n’a pas voyagé et ne présente aucune plaie, se trouve dans une situation différente de celle d’un chien souvent dehors dans un ranch proche d’une détection.

 L’accès à l’extérieur n’est pas, à lui seul, une raison de paniquer. Il augmente néanmoins les occasions pour un animal de se faire une petite blessure que son propriétaire ne remarquera pas. Les éraflures causées par les broussailles, les bagarres, les morsures, les sites opératoires, les piqûres d’insectes, les irritations cutanées et les plaies autour du visage méritent toutes un examen attentif. Les mouches sont attirées par les ouvertures de la peau et par certaines ouvertures corporelles. Une petite plaie cachée sous les poils ne doit donc pas être écartée simplement parce que l’animal semble normal au début.

 L’âge, la race et l’apparence ne permettent pas à eux seuls de confirmer ou d’exclure le risque de manière fiable. Un chien à poil court est plus facile à inspecter, mais un chien à poil long n’est pas automatiquement plus susceptible d’être infesté. Un chat qui sort rarement peut tout de même avoir besoin de soins pour une incision chirurgicale ou une blessure. La décision de consulter doit tenir compte de l’exposition, de la plaie et de l’évolution de celle-ci ou du comportement général de l’animal.

 ## Faire de la vérification du soir une habitude

 Après une sortie, examinez les endroits où les blessures passent facilement inaperçues : entre les doigts, autour des oreilles, sous le collier ou le harnais, le long des pattes et du ventre, près de la queue et sur le visage. Pour les chats, ajoutez la tête, le cou, les pattes et toute zone qui aurait pu être touchée lors d’une bagarre ou qui est léchée de manière répétée. Il n’est pas nécessaire de créer un poste d’inspection compliqué. Une lumière suffisamment forte, des gestes calmes et un ordre toujours similaire suffisent généralement.

 Écartez les poils au lieu de vous contenter d’un coup d’œil sur le pelage. Recherchez une rupture de la peau, de l’humidité, du sang, un écoulement, un gonflement, une mauvaise odeur, un léchage persistant ou une zone qui semble particulièrement douloureuse. Comparez l’endroit avec la peau voisine. Une plaie qui paraît plus ouverte, plus profonde, plus humide ou plus irritée qu’auparavant mérite une attention médicale.

 Il s’agit d’une observation, pas d’un test de diagnostic à domicile. Vous pouvez voir de la saleté ordinaire, une croûte, une mouche, un problème cutané courant ou quelque chose qu’il serait dangereux d’identifier à partir d’une photographie. L’objectif est de remarquer une évolution et de la décrire correctement à un cabinet vétérinaire. Si possible, notez la date de découverte de la plaie, les lieux fréquentés par l’animal, ses éventuels déplacements et les changements d’aspect. Une photo rapide destinée à comparer l’évolution peut être utile, mais elle ne doit pas retarder l’appel.

 Ne tondez pas une grande zone, ne sondez pas la plaie, ne pressez pas un gonflement, ne tirez pas sur une matière qui semble adhérer aux tissus et ne versez pas de produits ménagers sur la peau. Ces gestes peuvent accroître les lésions, faire pénétrer davantage de contaminants ou compliquer l’examen vétérinaire ultérieur. Empêchez l’animal de lécher ou de gratter la zone pendant que vous organisez un avis professionnel. Utilisez seulement une contention ou une collerette protectrice que l’animal peut supporter sans danger, et demandez conseil à un professionnel si vous ne savez pas comment éviter un nouveau traumatisme.

 ## Les signes qui doivent modifier vos projets

 Une plaie qui ne cicatrise pas normalement est la raison pratique la plus claire pour cesser de la considérer comme une simple égratignure. Les évolutions préoccupantes comprennent une plaie qui s’agrandit, s’approfondit, devient plus humide ou plus douloureuse, l’apparition d’une odeur fétide, la reprise des saignements, la présence visible de larves ou d’œufs, un gonflement marqué, ou les tentatives répétées de lécher, mordiller ou frotter la zone. L’animal peut aussi devenir calme, agité, distant ou inhabituellement réticent à être manipulé. Ces signes ne sont pas propres à la lucilie bouchère du Nouveau Monde et ne suffisent pas à poser un diagnostic. Ils justifient en revanche un contact avec un vétérinaire.

 Demandez un avis vétérinaire urgent en cas de difficulté respiratoire, d’effondrement, de faiblesse importante, de saignement impossible à contrôler, de traumatisme majeur, de suspicion d’empoisonnement, de douleur intense ou de changement brutal et marqué du comportement. Un animal qui ne mange ou ne boit plus, ou dont l’état se dégrade rapidement, doit également être évalué sans attendre. Ces alertes valent qu’une infestation par la lucilie bouchère soit envisagée ou non.

 Si vous trouvez des larves dans une plaie, n’attendez pas de voir si elles disparaissent et ne vous fiez pas à une recette diffusée sur les réseaux sociaux. Les [informations de la FDA sur les médicaments vétérinaires](https://www.fda.gov/animal-veterinary/safety-health/animal-drugs-new-world-screwworm) indiquent que les larves de cette mouche consomment des tissus vivants et que les infestations peuvent être graves et souvent mortelles chez les animaux. Seul un vétérinaire peut déterminer ce que contient la plaie, retirer correctement les tissus endommagés ou infestés et choisir un traitement adapté à l’animal concerné.

 ## Pourquoi les conseils ordinaires sur les asticots peuvent induire en erreur

 En cherchant des conseils sur le flystrike, les asticots dans les plaies ou la myiase, les propriétaires peuvent trouver des informations concernant plusieurs espèces de mouches. Certaines infestations impliquent des mouches dont les larves consomment surtout des tissus morts. La lucilie bouchère du Nouveau Monde est différente, car ses larves se nourrissent de tissus vivants. Cette différence biologique explique notamment pourquoi une routine de soins familière peut se révéler insuffisante ou dangereuse.

 La même prudence s’impose pour les produits. Une notice destinée aux puces, aux tiques, aux moustiques ou aux soins ordinaires d’une plaie ne signifie pas automatiquement que le produit est autorisé contre la lucilie bouchère du Nouveau Monde, pour l’espèce concernée ou pour l’usage envisagé. Ne donnez jamais à un chat un produit destiné au chien, ne divisez pas une dose au jugé, n’appliquez pas à un animal de compagnie un produit pour le bétail et ne combinez pas plusieurs traitements antiparasitaires parce qu’une publication affirme qu’ils fonctionnent ensemble. Les chats peuvent être particulièrement vulnérables à certains ingrédients utilisés pour d’autres espèces.

 La FDA a établi une liste spécifique, car la situation réglementaire est inhabituelle. Au 3 septembre 2026, l’agence indiquait avoir délivré 15 autorisations d’utilisation en urgence et trois autorisations conditionnelles pour des médicaments vétérinaires contre la lucilie bouchère du Nouveau Monde. Ses informations vétérinaires répertorient des produits autorisés pour certaines espèces et certains usages, notamment des produits destinés au traitement des chiens et des chats, ainsi que des produits de prévention ou de traitement pour d’autres animaux. Cette liste sert à la décision vétérinaire, pas de catalogue pour une automédication.

 Par exemple, les informations de la FDA identifient des comprimés de nitenpyrame, y compris une révision ultérieure de l’autorisation d’urgence concernant Capstar, pour la prévention et le traitement chez les chiens, les chiots, les chatons et les chats qui respectent les conditions d’âge et de poids indiquées. D’autres produits sont délivrés uniquement sur ordonnance, propres à une espèce ou autorisés dans d’autres contextes et pour d’autres animaux. Une autorisation ne dispense pas de suivre la fiche du produit et les instructions d’un vétérinaire. La disponibilité, le risque local et les antécédents médicaux de l’animal comptent tous.

 ## Les voyages sont le moment où la préparation compte le plus

 Un animal qui voyage à l’étranger ou traverse une zone touchée peut soulever des questions différentes de celles concernant un animal qui reste chez lui. Avant le départ, demandez à un vétérinaire des informations sur la destination, l’itinéraire, les exigences officielles en vigueur et la manière de gérer une éventuelle plaie déjà présente. N’attendez pas le retour pour signaler une incision récente, une lésion cutanée ou une irritation récurrente.

 L’USDA APHIS a publié des [conseils aux voyageurs pour les chiens et les chats](https://www.aphis.usda.gov/sites/default/files/nws-traveler-guidance-cats-dogs.pdf). Ils expliquent que la mouche peut pondre dans les plaies ou dans des ouvertures corporelles comme les yeux, les oreilles, le nez, la bouche et les organes génitaux. Ces recommandations avertissent également qu’un animal présentant des signes d’infestation peut se voir refuser l’entrée aux États-Unis et être renvoyé vers le pays de départ aux frais de son propriétaire. Les règles d’entrée peuvent changer. Il faut donc vérifier les indications officielles peu avant le départ plutôt que recopier les informations d’un ancien forum de voyage.

 Avant de partir, préparez un relevé simple de l’identification de l’animal, des coordonnées du vétérinaire, des traitements récents et des consignes de soins d’une éventuelle plaie. Emportez suffisamment de nourriture habituelle et de médicaments prescrits pour le séjour, mais n’ajoutez pas d’insecticide ni de produit pour les plaies sans avis professionnel. Pendant le voyage, inspectez l’animal après les sorties et veillez à ce que les pansements restent propres et bien en place. Au retour, indiquez au vétérinaire où l’animal a séjourné si une plaie semble inhabituelle, même si plusieurs jours se sont écoulés depuis son retour.

 Voyager ne signifie pas qu’un animal sera infesté. Cela signifie que le propriétaire doit fournir les informations nécessaires à l’équipe vétérinaire pour évaluer l’exposition. Le lieu, la date, l’itinéraire, les contacts éventuels avec le bétail ou la faune sauvage et le moment d’apparition de la plaie peuvent être plus utiles qu’une supposition fondée sur une publicité pour un produit.

 ## Ce que la prévention peut réellement accomplir

 La prévention commence par la réduction des occasions pour les mouches d’atteindre une plaie. Évitez que les chiens errent sans surveillance dans des zones où les blessures, les carcasses ou le contact avec le bétail sont plus probables. Vérifiez que les colliers, harnais et vêtements ne frottent pas la peau jusqu’à l’irriter. Respectez les consignes postopératoires, les protections et les restrictions d’activité indiquées par la clinique qui suit l’animal. Pour les chats, examinez les blessures après les bagarres à l’extérieur et demandez-vous si une récupération temporaire à l’intérieur est nécessaire après une intervention.

 Les antiparasitaires classiques gardent leur utilité dans les soins ordinaires, mais ils doivent être choisis selon l’espèce, l’âge, le poids, l’état de santé de l’animal et les parasites présents localement. Un produit courant contre les puces ou les tiques n’est pas automatiquement un plan de prévention contre la lucilie bouchère du Nouveau Monde. Demandez à un vétérinaire si un produit autorisé par la FDA est pertinent pour votre lieu de résidence et votre situation. N’achetez pas un produit non vérifié sur une plateforme étrangère simplement parce que sa fiche mentionne la lucilie bouchère.

 La lutte environnementale relève surtout des autorités et des collectivités chargées de la santé animale, non de propriétaires qui tenteraient d’éradiquer eux-mêmes les mouches. Ne manipulez pas inutilement des insectes ou des infestations suspectes. Si un vétérinaire ou une autorité sanitaire vous demande des informations, transmettez des photographies claires et les détails du voyage par le canal indiqué. Les signalements officiels aident à distinguer un problème isolé de plaie d’un événement plus large touchant la santé animale.

 ## Comment gérer les conseils alarmants en ligne

 Une photographie spectaculaire peut attirer l’attention sur un problème, mais elle ne permet pas de savoir si l’animal montré se trouve dans votre région, quand la photo a été prise ni ce qui a causé la plaie. Les publications virales associent souvent un événement réel à une affirmation générale qui ne concerne pas tous les propriétaires. Vérifiez la date, le lieu et la source avant de modifier le traitement ou les projets de voyage de votre animal.

 L’association vétérinaire britannique PDSA a récemment mis en garde les propriétaires contre les conseils vétérinaires viraux et les traitements maison partagés sur TikTok et d’autres plateformes sociales. Son avertissement dépasse le seul sujet de la lucilie bouchère, mais le principe s’applique ici : une astuce rapide peut provoquer des dommages ou retarder les soins nécessaires. Une publication qui recommande des huiles essentielles, des désinfectants ménagers, des produits pour moteurs, des substances agricoles ou des poudres sans étiquette ne doit pas être considérée comme un conseil vétérinaire.

 Les discussions sur Reddit peuvent montrer les questions que se posent les propriétaires, par exemple la manière d’inspecter un chien à poil long ou d’empêcher un chat de toucher à une plaie. Elles ne remplacent pas un examen, surtout lorsque la plaie s’aggrave. Utilisez les forums pour préparer les questions à poser, pas pour obtenir un diagnostic ou décider d’un médicament.

 ## Un guide de décision calme pour les propriétaires

 Si votre animal est à la maison, ne présente aucune plaie, n’a pas voyagé dans une zone touchée et se comporte normalement, les soins habituels et la vigilance suffisent. Il n’est pas nécessaire d’appliquer un traitement spécial simplement parce qu’un titre alarmant est apparu. Gardez les coordonnées du cabinet vétérinaire à portée de main et consultez les alertes officielles locales si la situation évolue.

 Si votre animal présente une petite plaie, nettoyez-la et protégez-la uniquement selon les instructions déjà données par votre vétérinaire, empêchez le léchage ou un nouveau traumatisme et surveillez son évolution. Appelez la clinique si elle ne s’améliore pas ou si apparaissent une douleur, une odeur, un écoulement, un gonflement ou un changement de comportement. Mentionnez les sorties à l’extérieur et les éventuels voyages.

 Si votre animal a récemment séjourné dans une région ou un pays touché, ou si vous observez des larves, une plaie qui s’aggrave rapidement ou une plaie près des yeux, des oreilles, du nez, de la bouche ou des organes génitaux, contactez rapidement un vétérinaire. Demandez conseil avant de donner un produit. Si l’animal est très malade, adressez-vous au service vétérinaire d’urgence le plus proche.

 Si vous prévoyez un voyage, consultez les recommandations officielles de l’USDA et votre vétérinaire avant le départ. Confirmez les documents et les conditions d’entrée peu avant le voyage. Un bref échange avant le départ est plus simple que de tenter de résoudre une plaie suspecte à un poste-frontière.

 ## La conclusion raisonnable

 La lucilie bouchère du Nouveau Monde mérite de l’attention parce qu’elle peut provoquer des lésions graves et parce que l’épisode actuel a atteint la surveillance sanitaire animale aux États-Unis. Cela ne justifie pas de considérer chaque animal qui sort comme infecté. Pour la plupart des propriétaires, l’habitude utile est simple : examiner la peau après les sorties, prendre au sérieux les plaies qui cicatrisent mal ou changent d’aspect, éviter les produits chimiques improvisés et les médicaments inadaptés à l’espèce, puis signaler les déplacements au vétérinaire.

 La situation officielle peut évoluer. Consultez donc la [page d’état actuelle de l’USDA APHIS](https://www.aphis.usda.gov/animals/animal-health/livestock-and-poultry-disease/stop-screwworm/current-status) et le [résumé de l’épidémie des CDC](https://www.cdc.gov/new-world-screwworm/situation-summary/index.html) pour obtenir les informations publiques mises à jour. Si quelque chose concernant la plaie ou le comportement de votre animal vous inquiète, l’étape appropriée est d’appeler un vétérinaire, pas de tirer une conclusion plus assurée à partir d’Internet.

 ## Sources

 Les informations citées dans cet article proviennent notamment de la Food and Drug Administration des États-Unis, de l’Animal and Plant Health Inspection Service de l’USDA, des Centers for Disease Control and Prevention et de la PDSA. Les liens vers les pages et documents concernés sont conservés dans le corps du texte afin de permettre leur vérification et leur consultation selon l’évolution de la situation.
