JOTA-JOTI 2026 se déroulera du 16 au 18 octobre et réunira Scouts et Guides grâce à la radio amateur et à Internet. World Scouting le présente comme son plus grand événement numérique et radio, avec plus de deux millions de jeunes participants chaque année. Le week-end n’est pas un concours où la station ayant réalisé le plus de contacts l’emporte. Sa valeur tient au fait qu’un visiteur peut entendre une voix venue d’un autre pays, poser une vraie question, comprendre comment un signal se propage et repartir avec une raison de revenir.

Un opérateur radio agréé accompagne un jeune visiteur devant une station de radioamateur organisée, avec émetteur-récepteur, casque, journal et activités pratiques.

Cela modifie le rôle d’un club de radio amateur ou d’un opérateur licencié. Une station peut être techniquement impressionnante et pourtant échouer si le microphone intimide, si la file d’attente est mal gérée, si la journalisation est incompréhensible ou si l’opérateur considère chaque jeune visiteur comme un simple spectateur plutôt que comme un participant. La préparation la plus utile est donc opérationnelle : définir ce que les visiteurs peuvent faire, rendre le premier contact facile, prévoir une solution de repli lorsque les conditions HF sont mauvaises et attribuer chaque activité à un adulte clairement responsable.

Ce guide s’adresse aux opérateurs qui préparent une station de club, une visite scolaire, un rassemblement Scout, une démonstration à domicile ou un petit événement public pendant le week-end 2026. Le thème annoncé par World Scouting est « Un monde pacifique et inclusif » ; la station doit le traduire dans ses habitudes : échanges patients, place pour des niveaux d’aptitude et de confiance différents, et aucune pression pour parler à l’antenne avant qu’une personne soit prête.

Ce qui est établi pour le week-end 2026

La page officielle de l’événement de World Scouting indique les dates du 16 au 18 octobre 2026. Son annonce précise que les inscriptions sont ouvertes sur la plateforme JOTA-JOTI et mentionne des activités telles que les chasses aux stations, Meet the Pinkies, les Mandalas, les Dialogues Challenges et les Peace Circles. Ces activités appartiennent au programme JOTA-JOTI au sens large et ne relèvent pas toutes de la radio amateur. Un club radio doit donc décider à l’avance des volets qu’il peut soutenir et de ceux qu’il vaut mieux laisser aux responsables Scouts.

La distinction est importante. L’opérateur radio est responsable de la station, du matériel, de la discipline de fréquence et du respect des règles liées à la licence locale. Le responsable Scout ou l’organisateur de l’événement est responsable du programme jeunesse, des procédures de protection, des présences, des autorisations et du bien-être des participants. Ces responsabilités doivent être coordonnées, et non fusionnées implicitement.

JOTA est un événement international, mais la réglementation de la radio amateur reste nationale ou régionale. Une fréquence adaptée à un pays, à une classe de licence, à un plan de bande ou à un mode donné peut ne pas convenir ailleurs. Le titulaire de la licence de la station doit vérifier les règles en vigueur auprès du régulateur ainsi que le plan de bande régional de l’IARU avant l’événement. Une liste publiée de fréquences JOTA indique où écouter et chercher de l’activité ; elle ne confère aucun droit d’accès exclusif.

Pour une station nord-américaine, le calendrier ARRL 2026 mentionne également Pacificon du 16 au 18 octobre ; certains opérateurs et clubs pourraient donc être absents pour cette convention. C’est un détail pratique de planification, pas un problème : désignez suffisamment tôt un opérateur principal, un remplaçant et une personne à contacter afin que la station ne dépende pas de la présence de dernière minute d’un seul bénévole.

Commencer par l’expérience du visiteur, puis choisir le matériel

L’erreur la plus courante consiste à commencer par la radio. Commencez plutôt par les cinq premières minutes vécues par le visiteur. Une personne qui n’a jamais utilisé un émetteur-récepteur a besoin d’une explication courte, d’une occasion d’entendre un contact et d’une action simple à accomplir. Le matériel doit servir cette séquence.

Un parcours utile pour une première visite peut suivre ce modèle :

  • Un accueil explique ce que fait la station et demande si le visiteur souhaite écouter, poser des questions, opérer sous supervision ou essayer une activité pratique.
  • Un opérateur de démonstration établit ou reçoit un contact bref et montre l’échange lentement.
  • Le visiteur voit l’indicatif, la localisation, la bande, le mode et l’affichage du signal, sans être noyé dans les détails des menus.
  • L’opérateur superviseur propose un choix : lire un message préparé, transmettre un rapport, saisir une donnée du journal, envoyer du Morse, régler un récepteur ou construire un petit circuit.
  • Le visiteur reçoit une trace simple de ce qui s’est passé, par exemple une carte de station, une note de contact imprimée ou une entrée dans le journal du groupe, conformément à la politique de confidentialité de l’organisateur.

Cette séquence fonctionne avec un émetteur-récepteur HF moderne, une station portable de faible puissance, un relais VHF, un affichage de réception en mode numérique, un récepteur temporaire de démonstration ou un autre dispositif comparable. Elle révèle aussi un principe de conception : une radio coûteuse ne résout pas une file d’attente mal organisée. Si dix visiteurs attendent derrière un seul microphone, ajoutez une autre activité au lieu de demander à tout le monde de patienter en silence.

Une installation à deux stations est souvent plus efficace qu’une station unique et sophistiquée. La station A peut être le poste vocal supervisé. La station B peut proposer un affichage de chute d’eau en réception seule, une clé Morse, une expérience d’antenne, un écran SDR, une démonstration de satellite ou de relais, ou un petit établi d’électronique. Les visiteurs circulent entre les deux postes tandis que l’opérateur maintient l’échange à l’antenne bref et prévisible.

Construire un script d’exploitation simple

Les nouveaux visiteurs n’ont généralement pas besoin d’un cours sur chaque aspect de la radio amateur. Ils ont besoin d’un script qui les garde en sécurité et leur donne confiance. Écrivez-le avant l’événement et demandez à chaque opérateur d’employer la même formulation de base.

Une courte introduction peut expliquer que la radio amateur utilise des stations licenciées pour communiquer par radio, que le signal peut parcourir une ville ou faire le tour du monde, et que le visiteur ne parlera que lorsque l’opérateur licencié indiquera que c’est approprié. Pour un débutant, ce contexte suffit à comprendre l’intérêt de la radio sans transformer le premier contact en séminaire de formation.

Le premier contact doit reposer sur un échange en langage clair. L’opérateur peut dire : « Ici [indicatif] depuis une station Scout à [lieu]. Nous participons à JOTA-JOTI. Nous avons ici un visiteur qui aimerait vous saluer. Pouvez-vous nous dire votre prénom, votre localisation et ce que votre groupe fait aujourd’hui ? » L’opérateur ne doit pas promettre que chaque appel recevra une réponse et ne doit pas demander à un enfant de révéler son nom de famille, celui de son école, son adresse, son numéro de téléphone ou toute autre donnée personnelle.

Si le visiteur souhaite parler, l’opérateur de contrôle licencié reste responsable de la station et doit reprendre immédiatement la main si l’échange devient confus, inapproprié ou dangereux. Le visiteur peut utiliser son prénom, le nom d’un groupe approuvé par les organisateurs ou simplement dire qu’il visite la station. Les exigences exactes d’identification et les modalités de supervision dépendent des règles locales ; le titulaire de la licence doit donc les confirmer avant l’événement.

Préparez près du microphone une fiche contenant les indications suivantes :

  • Dire l’indicatif de la station lorsque l’opérateur le demande.
  • Donner le prénom approuvé ou l’identifiant du groupe.
  • Donner la ville, la région ou le pays, jamais une adresse privée.
  • Poser une question préparée.
  • Terminer par « merci » et attendre les instructions de l’opérateur.

Une question préparée évite les silences prolongés. Les bonnes questions portent sur la météo de l’autre station, son activité radio préférée, le paysage local, une tradition Scout, la langue parlée ou la manière dont la station a été construite. Évitez les questions qui exigent des informations personnelles ou qui invitent un débutant nerveux à tenir un long discours.

Choisir les fréquences comme un plan de recherche, pas comme une promesse

L’activité JOTA peut apparaître sur différentes bandes, différents modes et différentes fréquences selon la région, la propagation, les plans de bande locaux et les stations effectivement inscrites. Le manuel radio amateur JOTA-JOTI donne des exemples de fréquences couramment utilisées pour les activités Scouts, mais ce manuel constitue un document de référence, pas un substitut aux règles nationales en vigueur ni aux dernières informations de l’événement. Utilisez-le comme point de départ, puis vérifiez les ressources actuelles et les pratiques régionales.

Le plan pratique consiste à définir un ordre de balayage. L’opérateur peut par exemple commencer par vérifier un canal VHF ou UHF local, écouter ensuite une portion vocale HF adaptée à la licence et à la région de la station, puis passer à une autre bande si la première est occupée ou silencieuse. La station doit publier ses créneaux et ses modes prévus afin que les autres opérateurs sachent quand écouter, mais elle doit éviter toute formulation laissant entendre qu’une fréquence appartient à l’événement.

Avant d’émettre, écoutez assez longtemps pour identifier l’activité existante. Vérifiez que la fréquence choisie est libre, utilisez le mode correct et faites un premier appel bref. Si un contact est déjà en cours, éloignez-vous au lieu de parler par-dessus. Sur des bandes chargées, une station qui occupe sans cesse la même fréquence peut compliquer l’événement pour tout le monde, en particulier pour les petites stations qui tentent d’établir leur premier contact Scout.

Un tableau des fréquences placé au poste d’exploitation doit contenir :

  • La bande et le mode.
  • Une note sur la région ou le plan de bande local.
  • Le créneau d’exploitation prévu en UTC.
  • L’opérateur principal et son remplaçant.
  • L’antenne actuelle et la puissance maximale autorisée pour la station.
  • Une note rappelant de vérifier la fréquence avant chaque émission.
  • Un canal ou une bande de repli si le trajet prévu est occupé.

Ne copiez pas une fréquence trouvée dans un ancien billet de blog en supposant qu’elle est légale ou adaptée. Les allocations de bandes, les segments de modes, les privilèges liés aux licences et les pratiques locales des relais varient. Ce point est particulièrement important lorsqu’un club accueille des participants de plusieurs pays ou diffuse l’événement en ligne.

Faire de la propagation HF une partie de la leçon

Un contact qui échoue ne signifie pas nécessairement que la station a échoué. JOTA est une bonne occasion de montrer que la radio est une expérience soumise à des variables. Le signal peut être influencé par l’heure, le choix de la bande, l’orientation de l’antenne, le bruit local, la distance de saut, le bruit lié aux conditions météorologiques ou l’évolution de l’ionosphère. L’opérateur peut transformer cette incertitude en courte leçon au lieu de la dissimuler.

Employez une formulation qui maintient des attentes réalistes : « Nous écoutons une autre station et la bande peut changer. Si nous n’en trouvons pas ici, nous essaierons une autre méthode. » Cela évite que les visiteurs concluent que le matériel est cassé lorsque la bande est simplement silencieuse.

Une démonstration élémentaire de propagation peut comparer le même récepteur sur deux bandes au même moment. L’opérateur note si les signaux sont forts, faibles, variables ou absents, puis explique que les différentes fréquences ne suivent pas les mêmes trajets. Une autre démonstration peut comparer un contact VHF local à un contact HF plus lointain. Le but n’est pas de prévoir toute l’ionosphère, mais de montrer pourquoi les opérateurs écoutent, testent et s’adaptent.

Tenez un petit journal d’observation avec l’heure UTC, la bande, le mode, l’antenne, la station entendue, le rapport de signal et une courte note sur le résultat. N’en faites pas un tableau de classement. Son intérêt est de permettre à un Scout de voir la relation entre une modification de bande ou d’antenne et ce que le récepteur entend.

Si la station utilise déjà FT8, WSPR ou un autre mode numérique, un affichage en réception seule peut montrer comment un logiciel décode les signaux. Ne laissez pas un écran de mode numérique remplacer la conversation humaine et ne demandez pas à un visiteur non licencié d’émettre. Une bonne démonstration explique que les ordinateurs peuvent aider à détecter de faibles signaux structurés, tandis qu’un contact vocal révèle la dimension sociale de la pratique.

Préparer trois niveaux de repli

Toute station en extérieur ou en club doit prévoir une solution pour les conditions simplement gênantes et une autre pour les conditions qui rendent l’émission dangereuse. Préparez ces replis avant l’événement.

Le premier repli est opérationnel : changer de bande, de mode, d’antenne ou de créneau. Un second opérateur peut écouter pendant que l’opérateur principal explique la modification. Le visiteur reste impliqué parce qu’il compare des résultats au lieu d’attendre un contact providentiel.

Le deuxième repli est local : passer par un relais proche, un canal simplex ou un club connu pour être disponible selon les règles locales. Confirmez les conditions d’accès au relais et son usage prévu avant le week-end. Un contact local peut enseigner les mêmes compétences de base — identification, écoute, échanges concis et journalisation — même lorsque la propagation à longue distance est mauvaise.

Le troisième repli se fait en réception seule ou avec une activité pratique. Utilisez une chute d’eau SDR, un enregistrement d’identification de station, un oscillateur d’entraînement au Morse, une expérience avec une pile et une charge, ou un petit kit électronique. L’activité doit permettre au participant de prendre une décision, d’observer un résultat et de demander pourquoi il s’est produit.

Les conditions météorologiques et celles du site nécessitent leurs propres critères d’arrêt. Ne maintenez pas un mât d’antenne, un fil temporaire, une alimentation ou une station extérieure en service en cas de foudre, de vent dangereux, d’inondation ou de toute autre condition identifiée par le responsable du site. N’invitez pas les enfants à manipuler des conducteurs exposés, des batteries endommagées, du câblage secteur, des fers à souder sans supervision rapprochée ou du matériel susceptible de transporter de l’énergie radiofréquence. L’événement est facultatif ; la sécurité ne l’est pas.

Utiliser la journalisation pour enseigner la précision, pas la bureaucratie

Un journal propre fait partie de l’expérience éducative. Il montre que les contacts radio sont des observations pouvant être consignées et vérifiées. Il évite aussi qu’un même visiteur répète un échange pendant qu’un autre attend.

Utilisez une feuille papier ou une application de journalisation avec seulement les champs nécessaires à l’événement : heure UTC, indicatif, bande, mode, initiales de l’opérateur, localisation de la station si elle est fournie volontairement et courte note. L’opérateur de contrôle doit saisir ou vérifier l’indicatif. Les visiteurs peuvent aider à relire les lettres, à identifier la bande ou à indiquer si le contact était vocal, en Morse, numérique, local ou distant.

Évitez de recueillir des données personnelles inutiles. La station n’a pas besoin de l’adresse personnelle d’un enfant, de son dossier scolaire, de sa photographie ou de ses coordonnées pour démontrer la radio amateur. Si les organisateurs souhaitent prendre des photographies ou publier un journal en ligne, ils doivent gérer les autorisations et la protection des participants selon leurs propres procédures. Le journal radio ne doit contenir que les informations réellement nécessaires aux règles de licence, à l’objectif de l’événement et aux archives de la station.

Si vous utilisez un logiciel de journalisation, testez-le en mode hors ligne avant l’événement. Vérifiez que l’horloge de l’ordinateur est correcte, que l’affichage du fuseau horaire est compris, que la recherche d’indicatif n’est pas considérée comme une preuve d’identité et que le réseau n’est pas indispensable au fonctionnement de base de la station. Une sauvegarde papier évite qu’une mise à jour ou une panne du Wi-Fi interrompe l’activité.

Donner aux débutants des rôles qui comptent

Un visiteur n’a pas besoin de réaliser un contact longue distance pour participer véritablement. Attribuez des rôles modestes mais réels. Une personne peut tenir la fiche d’aide, une autre surveiller le vumètre, une autre noter l’heure UTC et une autre comparer deux configurations d’antenne. Un visiteur discret peut choisir la prochaine bande à essayer ou poser la question préparée par l’intermédiaire de l’opérateur.

Pour un groupe d’enfants, faites tourner les rôles toutes les quelques minutes. Affichez la rotation sur un tableau blanc afin que la file d’attente paraisse organisée. Si un participant est déjà licencié, donnez-lui un rôle d’exploitation adapté à son âge et conforme aux règles locales ainsi qu’au jugement de l’opérateur superviseur. Ne supposez pas qu’un enfant sûr de lui connaît les limites légales de la station ; expliquez-les avant de lui confier le microphone.

Les activités pratiques peuvent relier la radio à l’électronique sans nécessiter d’émission. On peut notamment identifier des résistances, mesurer la tension d’une pile avec un appareil correctement calibré, comparer l’effet d’un tore de ferrite sur un câble, construire un oscillateur Morse basse tension ou comparer avec un récepteur une antenne intérieure et une antenne extérieure. Chaque circuit doit rester en basse tension, avec un courant limité lorsque c’est possible, être mécaniquement stable et être vérifié par un adulte avant utilisation.

La meilleure activité est souvent celle qui produit un résultat visible. Un voyant qui clignote, une tonalité, une chute d’eau qui change, un indicateur de signal qui bouge ou une ligne ajoutée au journal donne au participant quelque chose à interpréter. Évitez les démonstrations où le visiteur ne fait qu’observer un expert parcourir des menus.

Coordonner l’équipe Scout et le personnel du site

L’équipe de la station doit rencontrer les responsables Scouts avant le week-end et convenir des horaires d’arrivée, de la supervision, de l’accessibilité, des photographies, des procédures d’urgence, des pauses repas et du nombre maximal de participants autour de la table de matériel. L’opérateur radio doit savoir quel adulte est responsable de chaque groupe. Les responsables Scouts doivent savoir qui est l’opérateur de contrôle et quel équipement ne doit pas être touché sans autorisation.

Délimitez clairement l’antenne, le mât, la ligne d’alimentation, la distribution électrique et le bureau d’exploitation. Des couvre-câbles ou un autre cheminement peuvent être nécessaires pour éviter les chutes. Gardez les boissons éloignées des radios et des alimentations. Placez le microphone de sorte qu’un visiteur puisse l’atteindre sans se pencher au-dessus d’un fer à souder, d’une borne de batterie ou d’un enchevêtrement de cordons.

L’accessibilité doit être prise en compte dans l’aménagement physique et dans le script. Un participant peut préférer taper une question, utiliser une fiche en gros caractères, écouter au casque, actionner un interrupteur ou participer à distance du microphone encombré. Ne confondez pas la capacité à parler fort ou rapidement avec la compétence technique. La station peut être adaptée sans réduire le contenu technique.

Si le site est relié à une diffusion en direct ou aux réseaux sociaux, décidez quels sons et quelles images seront publics. Un contact radio peut contenir la voix, l’indicatif, la localisation et d’autres détails concernant une personne. Obtenez les autorisations requises par les organisateurs et évitez de montrer les badges nominatifs, les feuilles de présence ou les écrans d’ordinateur contenant des informations privées.

La liste de préparation finale

Une semaine avant l’événement, confirmez la licence, l’autorisation du site, la liste des opérateurs, les détails d’inscription, le plan de bande local, les modes prévus, l’inspection de l’antenne, l’alimentation électrique, la politique météo et le contact chargé de la protection des participants. Testez chaque microphone, casque, pédale, batterie, ligne d’alimentation, ordinateur, formulaire de journalisation et câble de secours. Préparez des copies imprimées du script d’exploitation et une explication simple de ce que voit le visiteur.

La veille, vérifiez l’horloge, rechargez les batteries, étiquetez les câbles, enregistrez une copie locale de toute référence nécessaire et confirmez qui peut annuler la station extérieure si les conditions se dégradent. N’attendez pas l’arrivée du premier visiteur pour découvrir que le seul opérateur ne peut pas utiliser le mode choisi ou que le logiciel de journalisation exige un compte auquel personne n’a accès.

Au début de chaque période d’exploitation, faites un bref briefing de station. Présentez la bande, le mode, l’indicatif, la limite de visiteurs, la méthode de journalisation, l’instruction d’arrêt d’urgence et l’activité de repli. À la fin, notez ce qui a fonctionné et ce qui a échoué pendant que les détails sont encore frais. Ce compte rendu rendra la prochaine station JOTA-JOTI meilleure que la précédente.

À quoi ressemble la réussite

Une station JOTA-JOTI réussie ne se mesure pas à un nombre précis de contacts ni au nombre de minutes pendant lesquelles un émetteur reste à l’antenne. Elle se mesure à la compréhension que les visiteurs acquièrent : la radio est à la fois un système technique et une activité humaine. Ils doivent voir qu’une antenne peut être testée, qu’une bande peut être comparée, qu’un signal peut s’évanouir, qu’un journal peut être vérifié et qu’une conversation peut franchir une frontière sans devenir une performance.

Pour certains visiteurs, le moment marquant sera une voix venue d’un autre continent. Pour d’autres, ce sera la découverte qu’un simple fil peut recevoir un signal, que le Morse s’apprend caractère après caractère ou qu’un contact manqué peut conduire à une meilleure question sur la propagation. La station trouve pleinement sa place dans le week-end lorsqu’elle rend ces découvertes faciles, sûres et reproductibles.

Consultez les informations officielles de World Scouting sur JOTA-JOTI pour le calendrier de l’événement et les mises à jour du programme. Pour les décisions d’exploitation, utilisez les réglementations nationales en vigueur et les recommandations régionales relatives aux plans de bande. Le plan technique doit servir l’objectif éducatif : accueillir les participants, leur permettre d’agir et leur laisser une prochaine étape claire vers la radio amateur ou l’électronique.