Activation EMCOMM d’ORARI en septembre : construire une station de réception disciplinée pour 7,110 MHz, JS8Call et la veille satellite
Du 11 au 24 septembre 2026, ORARI invite les radioamateurs à soutenir une opération de communications d’urgence. Voici comment surveiller les canaux annoncés, distinguer le trafic utile du bruit et préparer une station de réception sans créer d’interférences.
L’Organisasi Amatir Radio Indonesia, ou ORARI, a annoncé une opération nationale de communications d’urgence du 11 au 24 septembre 2026. La consigne demande aux radioamateurs d’éviter les interférences, de donner la priorité au trafic d’urgence et de maintenir autant que possible une veille à l’écoute. Elle indique 7,110 MHz pour les communications vocales d’urgence, 7,100 MHz en USB pour les communications de données JS8Call, ainsi qu’une liaison satellite avec 145,880 MHz en voie montante et 435,880 MHz en voie descendante pour LAPAN-A2/IO-86.

Il s’agit d’une consigne opérationnelle en cours, pas d’un nouveau plan de bandes mondial. Les fréquences sont liées à cette opération et à sa coordination régionale. Un opérateur situé hors d’Indonésie ou en dehors de la région IARU concernée ne doit pas supposer que ces mêmes canaux ont le même statut localement. Avant toute émission, vérifiez les règles, le plan de bandes et les instructions du coordinateur d’urgence applicables à votre licence et à votre lieu d’émission. Une station en réception seule peut néanmoins être utile : elle permet de comprendre ce qui est actif, d’enregistrer les conditions de propagation et d’être prête à transmettre des informations vérifiées par la chaîne appropriée si on le lui demande.
La question pratique n’est pas de savoir s’il faut construire en un week-end un bunker de communications d’urgence complexe. Il s’agit de rendre une station modeste suffisamment prévisible pour entendre un trafic faible, identifier ce que l’on reçoit, conserver un journal exploitable et éviter de devenir une source supplémentaire de congestion.
Ce que dit réellement la consigne
La consigne de communications d’urgence a été diffusée par l’IARU Région 3 au nom d’ORARI. Elle indique que l’activation répond à une situation de catastrophe en cours en Indonésie et demande la coopération des radioamateurs. Les points de fonctionnement annoncés sont les suivants :
- 7,110 MHz pour les communications vocales d’urgence.
- 7,100 MHz en USB pour les communications de données JS8Call.
- 145,880 MHz en voie montante vers le satellite LAPAN-A2/IO-86.
- 435,880 MHz en voie descendante depuis le satellite.
L’instruction la plus importante est comportementale : ne pas provoquer d’interférences et donner la priorité au trafic d’urgence. Elle compte davantage que l’envie de tester un nouvel amplificateur, d’envoyer un long compte rendu de présence ou de rappeler à répétition parce qu’un rapport de signal paraît intéressant. La consigne demande également aux opérateurs de suivre les annonces opérationnelles supplémentaires d’ORARI. La reproduction par la WIA de la consigne de l’IARU Région 3 constitue actuellement la référence publique la plus claire.
Le rapport d’Amateur Radio Newsline du 18 septembre 2026 place l’activation parmi d’autres informations récentes du monde radioamateur, mais un résumé d’actualité ne remplace pas les instructions de l’organisation coordinatrice. Traitez la consigne ORARI/IARU comme la référence opérationnelle et vérifiez toute modification ultérieure de fréquence, d’horaire ou de contrôle de réseau avant d’agir sur la base d’un contenu partagé dans un forum ou sur les réseaux sociaux.
Pourquoi commencer par une installation en réception seule
Le trafic d’urgence n’est pas un concours informel. Un auditeur qui n’a pas été invité à participer sera souvent plus utile en réduisant la quantité de trafic inutile sur le canal. Une bonne station de réception seule permet de surveiller, d’horodater, de classer et de signaler ce qui a effectivement été entendu, sans enclencher automatiquement l’émetteur.
Cette méthode fait aussi apparaître les problèmes avant qu’ils ne deviennent des problèmes d’émission. Un niveau audio USB qui sature à la réception, une horloge informatique décalée de plusieurs minutes, une radio qui dérive avec la température ou une ligne d’alimentation d’antenne dont le bruit apparaît par intermittence peuvent tous rendre un compte rendu peu fiable. La réception vous laisse le temps de repérer ces défauts pendant que la station reste électriquement silencieuse.
Pour une station HF de réception élémentaire, la chaîne est simple :
- Une radio couvrant la fréquence requise et permettant de sélectionner la bande latérale ou le mode de données correct.
- Une antenne adaptée à la bande, installée en tenant compte de la sécurité locale et des distances électriques nécessaires.
- Une alimentation stable et un moyen de maintenir l’horloge de la radio et de l’ordinateur raisonnablement exacte.
- Un ordinateur ou une tablette exécutant le décodeur approprié lorsque la veille numérique est nécessaire.
- Un carnet ou une application de journalisation enregistrant l’UTC, la fréquence, le mode, la description du signal et le niveau de confiance.
Un récepteur n’a pas besoin d’être coûteux. Il doit être silencieux, stable et compris par l’opérateur. Un récepteur bon marché alimenté proprement et relié à une antenne raisonnable peut produire des observations plus utiles qu’un émetteur-récepteur haut de gamme connecté à un fil intérieur bruyant.
Régler la veille vocale sur 7,110 MHz
Commencez avec la radio dans le mode approprié aux instructions opérationnelles locales. Pour un canal vocal normal sur 40 mètres, il s’agit couramment de la bande latérale inférieure dans la pratique radioamateur, mais la station doit suivre les directives actuelles d’ORARI et toute coordination régionale, plutôt que de se fier à un souvenir générique des conventions de bande. Entrez 7,110 MHz comme fréquence affichée seulement après avoir vérifié la convention d’affichage de la radio ainsi que l’absence de décalage ou de fonctionnement en split. Désactivez le split, sauf instruction explicite d’un coordinateur.
Écoutez avant de toucher au microphone. Notez le niveau de bruit, les porteuses proches, les évanouissements, les voix qui se chevauchent et la direction géographique apparente des stations si elle peut être déduite de manière responsable. Ne considérez pas un signal clair comme la preuve que la liaison est bonne partout. La propagation HF peut changer rapidement selon l’heure locale, l’absorption ionosphérique, les orages et le bruit régional.
Une entrée vocale utile est plus précise que la mention « réseau d’urgence entendu ». Inscrivez l’heure UTC, la fréquence affichée, le mode, votre emplacement ou votre locator, l’identifiant de la station s’il est correctement copié et une courte description factuelle. Par exemple :
2026-09-18 16:42 UTC | 7,110 MHz | LSB | voix
Copié : station YB, indicatif incomplet | lisibilité 4/5, évanouissement
Trafic : le contrôle du réseau a demandé les rapports de position ; aucun message copié
Confiance : moyenne | aucune émission effectuée
Ne complétez pas les blancs d’un indicatif selon ce que vous pensez devoir entendre. Si le premier caractère est incertain, marquez-le comme tel. Dans un journal d’urgence, une incertitude précise vaut mieux qu’un détail inventé présenté avec assurance. Si un message contient un lieu, un nombre de victimes, un bulletin météo ou une demande de ressources, conservez le plus fidèlement possible les mots entendus et indiquez si vous les avez reçus directement ou par l’intermédiaire d’un autre opérateur.
Maintenez le volume audio du récepteur à un niveau confortable et n’utilisez un casque que s’il améliore l’intelligibilité sans vous isoler des dangers présents dans la pièce. Si la station doit être surveillée pendant plusieurs heures, prévoyez de courtes pauses. La fatigue produit des indicatifs mal copiés et une fausse certitude aussi facilement qu’un signal faible.
Surveiller le canal JS8Call sur 7,100 MHz
La consigne d’ORARI précise 7,100 MHz en USB pour les communications de données JS8Call. Cette formulation est importante, car une fréquence JS8Call comprend à la fois une fréquence affichée par la radio et un décalage audio à l’intérieur de la bande passante. Réglez la radio en USB, placez l’affichage sur la fréquence annoncée et laissez l’application décoder le spectre audio, sans supposer que toute trace visible au bord de la cascade correspond à un message valide.
La page officielle de téléchargement de JS8Call indique la version 3.0.3 comme version publiée en juillet 2026. La documentation du projet explique également que le logiciel utilise l’USB et que les fréquences d’appel standard sont des suggestions, pas des autorisations universelles. Consultez la documentation JS8Call pour la version installée ; la section consacrée aux fréquences dans le guide utilisateur explique le rapport entre fréquence affichée et décalages audio.
Ne confondez pas le canal d’urgence annoncé à 7,100 MHz avec la fréquence d’appel JS8Call couramment indiquée autour de 7,078 MHz sur 40 mètres. Ce sont deux points de fonctionnement différents. Pendant une activation coordonnée, l’instruction d’urgence en vigueur prévaut pour l’opération, sous réserve des réglementations locales et d’une éventuelle coordination ultérieure. Si une autorité locale ou le contrôle du réseau déplace le trafic, mettez à jour la configuration de la station et le journal au lieu de continuer à émettre ou à rendre compte sur l’ancien canal.
Pour une veille en réception seule, le déroulement le plus sûr est le suivant :
- Démarrez JS8Call avec l’émission désactivée ou avec la commande PTT de la radio déconnectée.
- Vérifiez que la radio est bien en USB et que l’ordinateur reçoit l’audio du périphérique prévu.
- Réglez l’horloge de l’ordinateur sur l’UTC à l’aide d’une source horaire fiable avant de journaliser.
- Observez la cascade pendant plusieurs minutes avant d’interpréter les décodages individuels.
- Notez la fréquence affichée, le décalage audio, la version du logiciel et l’heure UTC avec les observations importantes.
- Conservez le journal natif de l’application ou un export si le logiciel le permet, mais ne publiez pas à la légère des informations d’urgence personnelles ou sensibles.
Le décodage numérique peut rendre visible un trafic faible, mais un décodage n’est pas automatiquement un message d’urgence authentifié. Les indicatifs peuvent être mal saisis, le texte peut être tronqué et une balise répétée peut être prise pour une demande. Conservez l’information brute, notez le niveau de confiance et ne la transmettez que par l’intermédiaire d’un coordinateur reconnu lorsqu’un compte rendu est demandé.
Une installation JS8Call en réception seule constitue aussi un bon exercice de calibration. N’envoyez pas de balise et ne répondez pas à une station uniquement pour prouver que le décodeur fonctionne. Comparez plutôt l’horloge du logiciel, l’affichage de fréquence et le niveau audio avec un test local connu ou une activité planifiée en dehors du canal d’urgence. La fréquence d’urgence doit rester disponible pour l’opération elle-même.
La liaison satellite exige davantage que deux fréquences
La consigne indique 145,880 MHz pour la voie montante vers LAPAN-A2/IO-86 et 435,880 MHz pour la voie descendante. Un contact satellite dépend de bien plus que ces deux nombres. Le satellite doit être au-dessus de l’horizon, l’opérateur doit utiliser le mode approprié et corriger l’effet Doppler, et la coordination locale doit prendre en charge l’échange prévu. Les allocations 2 mètres et 70 centimètres, les sous-bandes satellite et les modes autorisés dépendent de la juridiction.
Si vous faites uniquement de la veille, commencez par confirmer le passage à l’aide d’une source actuelle de données orbitales et d’une application de suivi satellite. Les éléments orbitaux vieillissent ; une prédiction de passage peut être nettement erronée si les données sont obsolètes. Réglez le récepteur pour suivre la voie descendante et laissez la voie montante désactivée jusqu’à vérification de l’horaire, du mode et de l’autorisation de la station. Un récepteur large bande ou un affichage en cascade est particulièrement utile, car il montre si le signal se déplace dans la bande passante comme prévu.
L’écoute satellite bénéficie également d’un plan de passage écrit. Notez le début et la fin du passage en UTC, l’élévation maximale, l’orientation d’antenne nécessaire pour votre installation et toute instruction prévue du contrôle de réseau. Précisez si l’antenne est fixe, orientée à la main ou motorisée. Une antenne verticale fixe peut recevoir brièvement un satellite puissant sans donner une image fiable de l’ensemble du passage. Cette limite doit figurer dans le compte rendu.
N’émettez jamais sur la voie montante simplement parce que la voie descendante est audible. L’accès à la voie montante peut être coordonné, restreint ou inapproprié pour un auditeur non affecté. Respectez les règles de licence, les consignes d’exploitation du satellite et les instructions d’ORARI. Si une station d’urgence demande un rapport, utilisez uniquement les informations que vous pouvez étayer : heure, fréquence, qualité du signal, votre emplacement et ce qui a été copié.
Contrôles d’antenne et de bruit pour améliorer la réception
Une station de réception est souvent limitée par le bruit électrique local plutôt que par la sensibilité de la radio. Les alimentations à découpage, les éclairages LED, les équipements réseau, les onduleurs solaires, les périphériques USB mal filtrés et les chargeurs peuvent relever le niveau de bruit sur une large portion du spectre HF. Ne supposez pas qu’une nouvelle radio résoudra une source d’interférence située à quelques mètres.
Effectuez une courte étude du bruit avant la veille. Avec l’antenne connectée, notez le S-mètre ou le niveau spectral à la fréquence de fonctionnement. Éteignez un appareil domestique suspect à la fois et consignez chaque changement. Répétez ensuite avec l’antenne déconnectée uniquement si la radio et le fabricant autorisent cette configuration sans danger. La comparaison distingue un bruit couplé par l’antenne d’un bruit provenant du récepteur ou de l’alimentation. Ne touchez pas aux connecteurs exposés et n’improvisez pas une mise à la terre lorsque l’équipement est sous tension.
Une antenne temporaire pratique doit être mécaniquement sûre, éloignée des lignes électriques et installée conformément aux exigences locales de sécurité. Un fil jeté par-dessus un arbre peut être efficace électriquement, mais devenir dangereux s’il tombe sur une ligne de service ou un passage. Pour une installation intérieure ou sur balcon, acceptez que le niveau de bruit et le diagramme puissent être médiocres, et indiquez cette limite dans le journal.
La suppression par ferrites, une ligne d’alimentation courte, une self de mode commun et une source d’alimentation propre séparée peuvent aider, mais chaque remède a une fonction différente. Les ferrites n’accordent pas magiquement une antenne. Une self peut réduire le courant de mode commun sur le blindage coaxial, mais elle ne compense pas un élément rayonnant mal placé. Une batterie externe peut diminuer le bruit conduit tout en produisant son propre bruit de commutation. Ne changez qu’une variable à la fois et mesurez le résultat.
N’utilisez pas une opération d’urgence pour expérimenter une puissance élevée, des coupleurs inconnus ou un amplificateur artisanal non testé. N’émettez que lorsque vous y êtes autorisé, dans les limites de puissance et d’émission applicables, après avoir vérifié que le système d’antenne est sûr et que les réglages sont compris.
Journaliser sans créer un second incident
Le journal le plus utile est chronologique, mesuré et reproductible. Un enregistrement minimal contient l’heure UTC, la fréquence, le mode, l’identifiant de la station, la qualité du signal et une courte description du trafic. Ajoutez votre emplacement, le type d’antenne, le récepteur et la version du logiciel lorsque vous recueillez des observations de propagation ou des données techniques. Si le journal doit être remis à un coordinateur, conservez le fichier original inchangé et créez une copie distincte pour les annotations.
Séparez trois catégories dans vos notes :
- Entendu ou décodé directement : information reçue par votre propre station.
- Rapporté par un autre opérateur : information potentiellement utile, mais qui n’a pas été vérifiée indépendamment.
- Interprétation : votre explication de ce que le trafic pourrait signifier.
Cette séparation empêche qu’une supposition devienne un fait lorsque le journal est transféré. Ne publiez pas dans un groupe public des nombres de victimes, des lieux, des noms ou des détails tactiques non vérifiés. Le trafic d’urgence peut contenir des informations personnelles, et une capture d’écran publique peut révéler davantage que ce que l’opérateur voulait montrer. Si un coordinateur demande un relevé, envoyez les détails techniques originaux par le canal indiqué.
Les captures d’écran sont utiles lorsqu’elles montrent l’heure, la fréquence et le contexte de la cascade, mais elles peuvent également révéler des indicatifs, le texte des messages et des identifiants de l’ordinateur. Ne recadrez qu’après avoir conservé l’original en lieu sûr. Ne modifiez pas l’affichage de l’heure ou de la fréquence. Si l’horloge de l’ordinateur était fausse, dites-le ; ne corrigez pas silencieusement la preuve.
Petite liste de contrôle pour l’activation actuelle
Avant la veille :
- Lisez la dernière annonce d’ORARI ou de l’IARU Région 3 dont vous disposez.
- Vérifiez que la réception est autorisée par votre réglementation locale, puis vérifiez séparément les règles avant toute émission.
- Testez la radio, l’antenne, l’alimentation et la chaîne audio en dehors d’une situation d’urgence.
- Réglez l’horloge de journalisation sur l’UTC et notez les versions réelles des logiciels.
- Préparez un journal papier de secours si l’ordinateur, le réseau ou l’application tombe en panne.
Pendant la veille :
- Écoutez d’abord et laissez les canaux d’urgence dégagés.
- Utilisez exactement le mode et la fréquence affichée spécifiés par la consigne en vigueur.
- Notez ce que vous avez copié, pas ce que vous vous attendiez à entendre.
- Évitez les appels répétés, les émissions de confirmation et les tests techniques sur le canal actif.
- Marquez clairement les indicatifs incertains, les messages incomplets et les informations de seconde main.
Après la veille :
- Enregistrez le journal et indiquez le fuseau horaire.
- Comparez les notes de bruit et de propagation de la station avec les conditions ultérieures, mais ne réécrivez pas l’enregistrement original.
- Rendez compte uniquement par le chemin de coordination demandé.
- Retirez sans danger le matériel d’antenne temporaire et inspectez les câbles pour repérer les dommages dus aux intempéries ou aux contraintes mécaniques.
- Identifiez un défaut technique et une habitude opératoire à améliorer avant le prochain exercice.
Ce que cela signifie pour les opérateurs hors d’Indonésie
L’annonce présente un intérêt international parce que des stations situées ailleurs peuvent entendre le trafic et que les communications d’urgence dépendent parfois d’une coopération transfrontalière. Elle ne donne pas à un opérateur hors d’Indonésie l’autorisation d’émettre sur une fréquence qui n’est pas autorisée dans sa juridiction. Même au sein d’une même région IARU, les plans de bandes nationaux, les conditions de licence et les procédures locales d’urgence peuvent différer.
Pour un auditeur situé dans un autre pays, la contribution constructive est généralement limitée mais claire : surveiller lorsque la propagation permet la réception, tenir un journal factuel en UTC, éviter d’appeler l’opération et être prêt à répondre à une demande directe d’un coordinateur établi. Un compte rendu tel que « indicatif incomplet entendu à 17:03 UTC » n’est utile que s’il est clairement présenté comme incomplet. Une reconstruction assurée à partir d’une base d’indicatifs ne remplace pas la réception.
Cette distinction est particulièrement importante pour les fréquences satellite. Une voie descendante peut être entendue bien au-delà de la zone de service prévue, tandis qu’une émission sur la voie montante peut être entendue par plusieurs stations et perturber un échange coordonné. La capacité à entendre un signal n’est pas une invitation à émettre.
La leçon durable : concevoir pour la retenue
L’activation actuelle d’ORARI offre une bonne occasion de vérifier une station, mais les leçons les plus utiles ne dépendent pas d’une seule date. Un équipement capable de servir en situation d’urgence ne se définit ni par son prix ni par le nombre de modes installés. Il se définit par la capacité de l’opérateur à le placer sur la bonne fréquence, à entendre ce qui se passe, à conserver l’heure exacte, à communiquer uniquement lorsque cela est approprié et à documenter le résultat sans ajouter de confusion.
Une station compacte de réception, dotée d’une antenne connue, d’un audio propre, d’une horloge vérifiée et d’un journal papier, peut suffire à soutenir la première phase d’une opération. Ajoutez le décodage numérique seulement après avoir stabilisé la liaison entre la radio et l’ordinateur. Ajoutez le suivi satellite seulement lorsque le mode, l’horaire de passage et les règles locales sont clairs. Considérez chaque nouvelle connexion, mise à jour logicielle ou modification d’antenne comme un élément à tester à l’écart du canal d’urgence actif.
Pour l’opération de septembre, l’action immédiate est simple : enregistrez la consigne ORARI/IARU Région 3, préparez un profil de réception seule pour les canaux annoncés, vérifiez votre journalisation en UTC et surveillez avec discipline. La valeur de la station se mesurera moins à la quantité qu’elle transmet qu’à la précision avec laquelle elle peut écouter, enregistrer et soutenir les personnes qui coordonnent la réponse.
Sources
- Consigne de communications d’urgence d’ORARI, diffusée par l’IARU Région 3 — Wireless Institute of Australia / IARU Région 3, source factuelle.
- Amateur Radio Newsline, rapport 2551 du 18 septembre 2026 — Nerfd.net / Amateur Radio Newsline, contexte.
- Téléchargements officiels et informations de version de JS8Call — JS8Call, source factuelle.
- Guide utilisateur JS8Call : modes, fréquences et recommandations d’utilisation — JS8Call, contexte.
- Recommandations de l’IARU Région 1 pour une période d’activité HF JS8Call — contexte.
- Actualités radioamateur de l’ARRL — contexte.
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